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Journal des vacances

Publié le par Dominique Lévêque

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Publié dans l'air du temps

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Qui a peur des étincelles ne devient pas forgeron

Publié le par Dominique Lévêque

20120900blogjpr jprAh les réunions de partis! Jean-François COPE vient d'être élu, ou désigné, c'est selon, pour être le Président de l'UMP avant les primaires 2016.

 

C'est un peu comme en 2007, quand Joël TONDUSSON annonçait à son parti qu'il serait (seul) candidat à la candidature des municipales. Plus de 90% des militants ont voté POUR... Ou comme quand en 2008, pendant les réunions de campagne à Antoigné, on s'étonnait que la si active Véronique ne se positionne pas sur la liste.  "On a droit d'être 2 de la même famille sur une liste, mais ce n'est pas stratégique tout de suite, peut-être plus tard"... Quoiqu'en pensent les militants en conscience ou en cercles privés, ils voteront POUR...

 

Jean-Pierre RAFFARIN en prend peut être conscience quand il écrit dans son blog "La colère d’en-bas et l’attentisme d’en-haut vont faire des étincelles." Il ne l'écrit pas pour les manoeuvres qu'il dirige sur la droite locale, comme le coup RABIT du second tour 2008 à Châtellerault, contre un poste éligible aux régionales, par exemple. Il ne l'écrit pas parce que la France d'en bas le classe, lui, dans celle d'en haut. Il l'écrit au sujet de la gouvernance socialiste. Une petite nuance qui ternit la belle leçon de sagesse et de clairvoyance.   

Publié dans Aux thématiques

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Micro discours de la méthode

Publié le

Commencer l’apprentissage de la parole est, pour l'enfant, un outil précieux, mais aussi un outil qui va conditionner sa vie. Les passions qui s’y exercent sont parfois dociles, parfois rudes et subies. Ce n’est qu’avec une force intérieure qui pousse vers la compréhension des autres que la parole devient communication, que les épreuves de la vie ne sont plus des occasions d'échec, mais un travail sur soi pour trouver sa place. Le silence est une expression quand il est librement consenti.

Gilles Michaud écrivait un jour dans son blog : « La parole est exubérante, le geste est vrai, nu, presqu’économique ».  La parole libérée de ses passions devient simple et sincère. Vouloir travailler au-delà des limites induit un geste malhabile, une parole décorée qui cacherait une inadéquation entre les moyens et la tâche, qui mettrait l’Homme en situation d’incompétence, de manque de talent, de défaut de personnalité. La conquête du naturellement inaccessible ou des facultés de quelqu’un d’autre, ne se maintient pas. La copie ne vaut jamais l’original, la source des idées ne se tarit pas, celle de l’imposture se fatigue.

Noam Chomsky, linguiste américain, fait référence dans l'analyse des comportements du pouvoir. Il est aussi connu pour ses prises de position politiques d’abord controversées, ensuite admirées. Peut être grâce à la linguistique, sa lucidité s'exprime par une transmission d’idées accessibles. Pour convaincre, il faut être au niveau de son auditoire et exprimer ce en quoi on croit. A l’inverse, « empouler » ou déguiser un vocabulaire ne sert qu’à faire illusion d’un niveau, ne sert qu’à créer un artéfact. Compliquer toutes les situations, ou les présenter inabordables ne permet pas de déverrouiller les énergies. Ce n’est qu’une astuce, quelques fois inconsciente, pour écarter le nombre des prises de décisions et se les approprier, pour faire imaginer à ceux qui ne comprenne pas qu’on serait seul à être apte, parfois pour s'en convaincre soi même. La justesse d’un discours simple est sincère est bien plus puissante que tous les ornements qu'on y met. Le discours simple modélise les situations pour partager leur accomplissement.

Être « au dessus de la mêlée », ce n’est pas mettre une estrade ou des talonnettes sous ses pieds, c’est plutôt savoir prendre du recul. Encore faut-il savoir se sortir de l'inondation d'informations dont la source est unique et finalement dirigiste. Encore faut-il être capable de trier dans le bourbier des affects et des peurs de sa propre humanité. La maitrise de nos limites "nous protège de la toute-puissance et de l’autosuffisance et nous propose une relation avec le monde où l’Autre nous est nécessaire pour vivre".

Trouver le juste milieu entre compétence et légitimité est une opération délicate, comme un numéro d’équilibriste. Avoir raison ne sert à rien si l’on a raison seul. Beaucoup imaginent savoir faire mieux que les autres, peu sont dignes d’assumer la tâche d’être en responsabilité, de représenter. Un seul indicateur : la faculté d'oublier sa personne dans ses missions.

Publié dans bibliothèque

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