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90 articles avec l'air du temps

Jazzellerault mon amour

Publié le par Dominique Lévêque

Jazzellerault, c'est le chouchou de l'animation châtelleraudaise, le rendez-vous classe des gens branchés, la débauche raisonnée des gens rangés, le classique des profanes, la musique sauvage de l'élite... On y vient pour la musique, pour sortir, pour boire un verre, parce qu'on aime que la ville bouge, parce qu'on veut s'y montrer, parce qu'on veut voir qui va là... C'est aussi un cauchemar pour le stationnement en ville, un rêve pour les journalistes qui n'ont pas besoin de recourir à la cuisine politique pour remplir la feuille de chou, une aubaine pour les campagnes électorales, une occasion parfois manquée pour les commerçants du centre ville...

 

Jazzellerault plait, Jazzellerault anime, Châtellerault bouge, et c'est beau. Si beau que çà fait des émules. Des festivals comme s'il en pleuvait.  Et parmi ceux là Availles Blues. Sur le même territoire de l' agglomération que Jazzellerault l'original, Availles Blues se lance sur la volonté d'un homme et sur l'opportunité d'une salle. Les spectateurs sont ravis. L'animation du territoire en est enrichie.

Candide se demanderait pourquoi ne pas avoir réuni les énergies associatives pour mutualiser les moyens, pour renouveler et diversifier le concept et pour pérenniser l'animation culturelle. Car nous sommes dans des temps où la billetterie de Jazzellerault est un peu plus paresseuse que jadis, dans des nuits romanes où la collectivité ne multiplie pas les moyens par miracle, et dans des heures vagabondes où l'offre des alentours est riche (Chinon en jazz, Avoine blues, Cognac Blues Passion...). L'explication de cette dispersion culturelle fratricide n'est sans doute pas cultuelle. Elle n'est sans doute pas non plus dans les égos. Au fait, rien à voir, il circule sur les réseaux sociaux "les humains ne cherchent plus à être utiles, ils cherchent à être importants". 

Publié dans l'air du temps

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Descendre Quatre à Quatre

Publié le par Dominique Lévêque

C'est vrai qu'au sujet des élections municipales, "il ne faut pas en rester à un commentaire de surface, sinon on n'a rien compris à gauche". Si c'est humblement humain de chercher ailleurs qu'en soi la responsabilité d'une défaite, "la faute à" François Hollande n'est pas politiquement correcte, mais sacrément pratique, même si on a tout fait pour l'installer.

C'est vrai qu'il y a eu un mouvement national, perceptible dans les municipalités sortantes de gauche où la tendance s'est inversée.

Mais à Châtellerault, l'écart est énorme dans une ville qui était annoncée comme "pouvant basculer".  Contexte national, certes, mais pas que!

Ceux qui en appellent à ce que le Président de la République tire les conséquences de cet échec pourraient, après une période d'introspection, retourner à leur verticalité. Ils pourraient alors faire leur la pensée du monarque au Petit prince, pour se souvenir "que le plus dur est de se juger soi-même".

Il viendra donc un temps où les uns et les autres distilleront de belles analyses alambiquées. Pour le moment, il y a d'abord le temps de la digestion, il y a un temps de deuil pour les perdants. Ensuite, on parlera ici des huit points d'écart avec les quatre erreurs que Michel Guérin a faites et avec les quatre erreurs que Jean-Pierre Abelin n'a pas faites. 

 

 

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Pour faire les carreaux, je suis plus fort que toi

Publié le par Dominique Lévêque, Maire Délégué de Targé

Il ne pouvait pas être question de vous accueillir si nombreux ce matin pour cette cérémonie des vœux, la dernière du mandat, sans une traditionnelle citation.

Alors j'ai puisé cette citation chez Thalès, pas la célèbre grande entreprise aéronautique châtelleraudaise, mais le philosophe grec.

j'ai donc puisé chez Thalès cette pensée:

 

"Le temps met tout en lumière"

Heureux hasard, convergence d'idée, ou bon présage, le cadeau de la ville cette année, c'était une lampe de poche.

"Le temps met tout en lumière". Oui, le temps passe et les passages s'enchainent. L'automne a fait place à l'hiver, 2013 vient de laisser la place à 2014, et nous allons mettre en lumière une nouvelle mandature. L'équipe 2008-2014 va bientôt céder la place à l'équipe 2014-2020. Sauf qu'il s'agira probablement d'une mise en lumière sous les feux de la rampe qui risque d'éblouir, de flasher. C'est un éclairage qui focalise, qui dirige le regard. Le temps rendra cette lumière plus douce, plus exacte, plus nette. Le temps nous permettra de faire la mise au point, de distinguer les zones d'ombre, les trous noirs, pour comprendre le relief. Il faudra le temps de la nuit au jour, de la pluie au soleil, de l'hiver à l'été, du début à la fin pour percevoir nos actes, pour dévoiler notre connaissance, notre expérience, notre maturité.

Pendant les six ans qui viennent de s'écouler, chacun a modelé son engagement comme il a cru bon de le faire, se déplaçant parfois d'un pas sur le côté pour changer l'angle de vue, œuvrant souvent dans la pénombre des influences inavouées. Le temps met tout en lumière, le temps permettra de comprendre ce que nous avons entrepris pendant que d'autres entreprendront.

Ne tournons pas autour du pot plus longtemps pour voir ce qui est déjà clair: vous le savez, la probabilité pour que mon mandat de maire délégué de Targé soit prolongé est absolument inexistante. En d'autres termes, çà ne sent plus les glands de chêne, çà sent plutôt le sapin. C'est donc une fin. Sans aucun regret, sans nostalgie. C'est juste là le sens naturel des évènements. J'avais d'ailleurs communiqué dès 2012, à la lueur du résultat des élections législatives, que je laisserai les forces en présence préparer les échéances à venir. Fidèle à mes objectifs quand je les crois justes, je n'interviendrai donc sous aucune forme que ce soit dans la campagne électorale qui approche, et ne prétendrai naturellement à aucune fonction.

Alors, bien sur j'y ai pensé avant, et je me suis demandé comment la jouer? J'ai beaucoup hésité. Il y avait la façon Daniel Guichard "Faut pas pleurer comme ça, Demain ou dans un mois, Tu n'y penseras plus, Faut pas pleurer comme ça trala lala lala.."

Et puis il y avait la façon Marguerite Yourcenar "Il ne faut pas pleurer pour ce qui n'est plus, mais être heureux pour ce qui a été".

Et j'ai choisi. Parce que, plus qu'une cérémonie de vœux, ce matin, c'est la fête de Targé. C'est la fête de tout ce qu'on y a fait et la fête de tout ce qu'on y espère. Oui, c'est bien dans l'esprit " Il ne faut pas pleurer pour ce qui n'est plus, mais être heureux pour ce qui a été" que je vous exprime à tous ici ma très grande reconnaissance. Je vous exprime ma reconnaissance pour tout ce qui a été accompli, tout ce qui a été vécu, tout ce qui a été partagé. Je remercie chacun d'entre vous, d'avoir continué à être ce que vous étiez, d'avoir continué votre action d'entrepreneur, de bénévole, de citoyen, de voisin, d'ami pour que notre village, Targé, vive, et pour que  chacun d'entre nous s'y épanouisse. Comme le symbole de cette retraite aux flambeaux qui nous réunit chaque 13 juillet, chacun porte sa lumière à l'esprit du village.

Je commencerai donc par dire à quel point le flambeau de Stéphanie et Pacha a brillé dans mon mandat. Leur commerce dynamique, leur disponibilité, leur gentillesse ont réussi à réanimer le centre bourg. La lumière de leur enseigne luit comme une étoile, un point névralgique du village. Chez Pacha, c'est la mairie annexe de la mairie annexe. Mille mercis à Stéphanie et Pacha.

Comment ne pas voir un flambeau qui brûle avec acharnement, celui de Sylvie, notre coiffeuse, qui malgré quelques difficultés personnelles s'accroche à son activité par souci de convivialité plus que par réelle rentabilité. Merci.

Et puis il y a ce cortège de flambeaux de tous les bénévoles de l’Association d’Animation de Targé, un cortège qui relie par son fil ténu tous les targéens à leurs racines, à leurs traditions, à leur communauté, avec la célébrissime fête à l’ail, mais aussi le fameux lait de mai, l’art floral, le yoga, les ballades du dimanche...Merci d'avoir encore progressé pendant ces 6 ans,

Il y a le flambeau de l’association de parents d’élèves qui éclaire notre avenir, avec la fête de l’école, avec la fête d'Halloween ou avec toutes les opérations de soutien aux projets des enfants du village. Merci à eux de se raviver chaque année,

"Et c'est ce que je dis à ma femme, pour faire les carreaux, je suis plus fort que toi" Sous la forme d'un clin d'œil à la Troupe de Théâtre d'Availles que j'accompagne et qui me le rend bien, je remercie la Pétanque Targéenne de continuer à briller sur la butte ("pour faire les carreaux ils sont plus fort que moi..."). Le flambeau de La Pétanque Targéenne est vivant et chaleureux. Toujours en quête de meilleurs résultats, le club a accueilli durant ce mandat de nombreuses compétitions dans un nouveau local adapté et sur un terrain agrandi pour la circonstance, le nouveau Boulodrome Jean-Pierre Deveau.

La lumière des cyclos BV2R n'est pas sur le vélo, elle est dans leur cœur. Et ce n'est pas en diagonale qu'il ont tenu le flambeau. Qu'il pleuve, qu'il vente qu'il neige, c'est le nez dans le guidon qu'il leur faut monter la côte pour repasser leur brevet chaque année et pour porter encore les couleurs de Targé, merci

Leur objectif est de les éclairer au plus juste, les couleurs. Depuis 20 ans, Chatellerault Objectif Photo illumine Targé encore et encore de ses images, de son expo. Le club est le photographe officiel à titre gratuit de toutes les animations du village, il est toujours prêt à shooter sous les projecteurs, Merci à eux,

Qui ici n'a pas vu le flambeau tamisé de l'atelier de peintures? Ces bientôt 30 ans de nuances sur autant d'œuvres marquent notre lieu de vie, notre quotidien, notre patrimoine. C'est la lumière qui éveille tous nos sens sans nous lasser, c'est le Targé de l'intérieur de l'être,

A chacun de nos évènements, Notre Conseiller Général Michaud, cher Christian, nous a toujours tenu la chandelle, même en dehors des périodes où la politique exige qu'on se montre, dans les périodes les plus fastes comme dans les plus délicates, je tenais à lui dire devant vous ce matin,

Je voulais aussi redire que nos flambeaux se reflètent dans les cuivres des Ateliers Harmonie La Châtelleraudaise, dont l'action auprès des targéens et de l'école de Targé ouvre la voie de la musique. Même si les ateliers La Châtelleraudaise ne sont pas strictement de Targé, ils y œuvrent grandement et y tiennent une place légitime.

La communauté des sœurs de Saint Charles tenait à rester sur Saint-Sauveur-Senillé-Targé. Les sœurs ont choisi d'habiter notre confiance, d'y tenir une lampe allumée afin que l'on puisse trouver dans notre vie leur présence. merci à elles,

D'ailleurs, les plus anciens targéens le savent bien, notre territoire historique et naturel de convivialité se fait entre Saint-Sauveur, Senillé et Targé.  Merci à Gérard Pérochon et Jean Charrier pour leur fidélité.

Je n'oublie pas le travail de tous ceux qui labourent l'ordinaire: l'école, ses enseignants, son personnel, mais aussi les services de la ville et de l'agglomération qui interviennent sur Targé depuis 40 ans, et enfin j'ai une reconnaissance particulière pour Marie Marsac et Nathalie Carpentier Staub qui avec leur éternelle bonne humeur et leur dévouement sans faille vous accueillent à la mairie annexe.

Je ne viens pas d'énumérer chacun des acteurs du village pour retarder l'heure de l'apéro, je viens de vous dire que tous ces flambeaux ensembles ont un sens, une direction commune. Et qu'ils sont restés allumés parce qu'ils sont l'âme du village, parce que le temps met tout en lumière. Ici, le "vivre ensemble" n'est pas le nom d'un service ou d'une commission, c'est le combat de proximité que j'ai voulu défendre pour vous, comme l'avait fait Michel Bidron pendant 18 ans. Le temps a mis en lumière sa résistance, sa ténacité et son dévouement, comme à l'ancien Nouveau Théâtre Blossac d'ailleurs.

Le temps met tout en lumière, il mettra en lumière, Monsieur le Maire de Châtellerault,  l’extension de la Maison d’Accueil Spécialisé, qui vit ici avec nous, le bon fonctionnement de l'école qui rythme le village et nourrit son avenir, le lotissement rue de l'Éguiseau, un trottoir prolongé dans la côte, la protection du patrimoine autour de l'église, et surtout l'heureux transfert du cabinet médical sur une zone pseudo-targéenne. Simili targéenne. Le cabinet médical René Laennec, du nom de l'inventeur du stéthoscope et de l'auscultation au début du 19ème siècle, est accueilli ici favorablement. Sauf a prendre le risque d'y venir  avec sa caravane.

Le temps met tout en lumière, il n'éclaire ici que ma famille. Mes familles, venues célébrer Targé. Celle de la butte, celle d'ici, et celle de là-bas. Et puis aussi celle de 2001, et celle de 2008. C'est devenu insoutenable de choisir, c'est bien à chacun que je souhaite une bonne année 2014. Que ceux qui ne gagneront pas s'épanouissent  là où ils seront.

Je souhaite à mon successeur un allumage des flambeaux pour sentir l'âme de notre butte, je lui souhaite beaucoup de réussite, pour et avec, Targé notre village. Loin du pouvoir des communes, à la faveur d'une identité. Je souhaite aussi accessoirement un  poste de cantonnier.

Je vous souhaite à tous beaucoup de bonnes choses en 2014, et tout au long de ce nouveau mandat qui va commencer. Je vous souhaite que toute cette humanité qui transpire se prolonge, s'étende, se répande. Que 2014 vous permette à tous de vous épanouir là où vous serez et que nous puissions vivre encore beaucoup de nombreux bons moments ensemble.

Bon Targé, Bonne année.

 

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"La raison d'Etat, c'est la raison des bureaux"

Publié le par Dominique Lévêque

Profanation de la tombe de Clémenceau, huées du Président à l'occasion de la cérémonie du 11 novembre, l'Etat n'est plus respecté. Encore faudrait-il qu'il soit respectable. 

 

Anatole_France_-1891-.jpgCe n'est là ni une imprégnation de la morosité ambiante, ni une copie de philo du Bac 2013. Juste le constat de la sclérose des pouvoirs.

 Février 2010, le Préfet de la Vienne, représentant et garant de l'Etat sur le territoire est embarrassé par une histoire de reconnaissance de statut d'élu et de commune, associée. Il fait donc signer à sa place son secrétaire général une réponse invalidée plus tard par la mise à jour du Répertoire National des Elus (RNE), à l'occasion des signatures pour les candidats aux élections présidentielles. Ni le Préfet, ni Jean-Philippe Setbon, le secrétaire général, ne furent inquiétés, bien sûr.

 Juillet 2010, un élu qui s'exprime publiquement perd ses délégations pour des motifs discutables. Le Préfet saisi pour un contrôle de légalité fait répondre le Sous-préfet de Châtellerault "aussi, le délégué doit respecter les orientations politiques du conseil municipal qu'il représente". Ce qui ne marche pas pour les délégués de l'opposition. Et ce qu'apprécient, entre autres, les électeurs encore convaincus par leur démocratie.

Mars 2013, Jean-Pierre Abelin retire la parole d'un élu en plein conseil municipal, sur un motif qu'il renie lui-même au cours de la même séance. L'élu porte plainte. Cette fois, c'est l'actuel Sous-préfet, Véronique Shaaf-Lenoir, qui excelle en matière d'impartialité de l'Etat: ".. j'ai saisi Monsieur Jean-Pierre Abelin... ce dernier m'a informé que...". Madame le Sous-préfet conclue donc l'affaire huit mois plus tard "Telles sont les précisions communiquées par le maire de Châtellerault".

Blancs bonnets, bonnets blancs, bonnets rouges... Anatole France l'écrivait ainsi dans L'Anneau d'améthyste (1899): "Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d'Etat, c'est la raison des bureaux. On nous dit qu'elle est auguste. En fait, elle permet à l'administration de cacher ses fautes et de les aggraver." 

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Le bon cheval

Publié le par Dominique Lévêque

En 2012, la France a choisi son Président. Même 2 fois si l'on tient compte de l'opération de communication des primaires. La preuve est désormais faite qu'il faut bien distinguer la capacité d'un candidat à se faire élire et son aptitude à exercer son mandat. De nombreuses similitudes entre le national et le local à Châtellerault existent avec un léger décalage temporel. Et spirituel.

 

Le municipales 2014 approchent à grand pas. Isaïe l'avait bien dit: "Le bœuf connaît son propriétaire et l'âne la crèche de son maître", reprochant au pays de ne pas connaitre, et au peuple de ne pas comprendre. Il ne s'agit pas de choisir entre le boeuf et l'âne gris, mais  de s'en remettre à la sagesse de son ânesse. Pour choisir le bon cheval.

lebonchevalD'abord ceux qui s'engageront, puis ensuite ceux qui voteront, le feront-ils dans l'ombre d'un nombre de postes, de la couleur de la casaque, du partage des ors de la commune avec les puissants, ou le feront-ils à la lumière de la vie, des gens et de la ville?

 

C'est vrai que dans nos villes ouvrières, la sécurité de l'emploi est un luxe. Le palefrenier d'une équipe de course touche son salaire à panser le favori. Il faut être à la fois idéaliste, intellectuel, puriste, littéraire, poète, et philosophe pour entrainer l'outsider. Demandez donc à l'ânesse, ou au boeuf, s'ils préfèrent regarder passer les trains depuis leur enclos, ou monter dans les wagons d'un train de bestiaux. Ils vous brairont et meugleront "choisis le bon cheval pour ne pas perdre ton âne". 

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L'école de la vie

Publié le par Dominique Lévêque

pub_ffr_rugby_valeurs_vie.jpgTerrain de rugby, Saint Georges les Baillargeaux, samedi 9 novembre 2013.

 

Le tournoi des petits, moins de 7 ans, moins de 9 ans et moins de 11 ans, a lieu malgré la pluie incessante, pénétrante et froide. Qu'ils sont heureux tous ces enfants bientôt enrhumés d'avoir évité la télé! Châtellerault gagne le premier match, haut la main. Pour le deuxième, c'est la toute neuve équipe de Couhé, des bleus, qui ne touche pas terre. A la mi-temps, l'entraineur courageux reçoit l'aide des encadrants de Châtellerault: on mélange les équipes. La seconde mi-temps est fabuleuse, c'est joli à voir, et en plus, çà réchauffe le coeur.

Et puis, sur la touche, on imagine un instant, le sourire accroché sous les cheveux, la même leçon d'humanité et de solidarité en politique. Imaginez plutôt, Sarkozy qui prêterait ses ministres à Hollande pour terminer le mandat la tête haute...

Il faut dire que le matin, on avait eu droit à la bourse aux fossiles avec Jean-Pierre Abelin, Catherine Abelin, Véronique Abelin... De quoi avoir envie d'un peu de romantisme dans l'après-midi.   

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C'est chez moi, c'est dimanche

Publié le par Dominique Lévêque

PixAile-2011TR.jpgPour sa 29e édition, la fête à l'ail organisée par l'Association d'animation de Targé devrait honorer la tradition en attirant la grande foule sur la Butte.
De nombreux producteurs seront là pour proposer ail, échalotes, oignons, fruits de saison, produits locaux (primeurs, pommes, poires, châtaignes, bernache, jus de fruits, miel, pineau, fouasses…)

 

Sur la place, "Chez Pacha" vous accueillera dans l'ambiance pour vous proposer boissons et restauration. Tout au long de la fête, de nombreuses animations vous attendent. Cette année, c'est l'association Musiques en Scène, derrière Patrick Carré, qui donnera le LA. Et toujours de fabuleux artistes salle de la Grange. A dimanche.

 

 

 

29e « Fête à l'ail » dimanche 6 octobre. Grand vide-greniers. Inauguration à 10 h 30.

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La rentrée de 2013, comme en 2012, ou 2011...

Publié le par Dominique Lévêque

yeah-cest-rentree-classes-L-1.jpg Le 2 septembre 2011, vous lisiez ceci ici:

 

La rentrée est une formidable aventure. La rentrée, c'est la découverte d'une mue qui s'est opérée.

 

Les enfants se retrouvent grandis, changés. Ils ont oubliés les querelles de l'année passée. Une nouvelle équipe de camarades se forme, certains sont partis, d'autres sont différents. On change de prof, ou d'élèves, de classe, de collègue, de mission, de niveau. Les ados sont méconnaissables, ont des boutons ou n'en ont plus, ont connu l'amour ou l'espèrent cette année. Ils ont de nouveaux cahiers qu'ils se promettent bien tenus.

 

Les adultes se racontent leurs vacances. L'activité reprend, laissant de nouveaux espoirs aux exclus de retrouver un cadre. La politique se réanime jusqu'à la trêve des confiseurs.

 

La rentrée, c'est le printemps de septembre, c'est l'ouverture de nouveaux horizons. On s'est retrouvé soi même, recueilli pour que l'année passée ne laisse que l'utile du souvenir.

 

Toutes les nouveautés de la rentrée sont pour chacun l'occasion de continuer ou de retenter sa chance, de se refaire, même si on regrette ceux qui ne sont plus là. Bonne rentrée à tous.

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Journal des vacances

Publié le par Dominique Lévêque

19850723figaro.jpg

Publié dans l'air du temps

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Notre temps

Publié le par Dominique Lévêque

Brigitte Sitbon-Peillon, professeur de philosophie, signe un article qui introduit le sujet ainsi: "Vivre avec son temps implique l’idée d’une inscription, et plus encore d’un ancrage dans une époque donnée, qui se manifesterait par l’adhésion aux « valeurs », aux pratiques et aux vérités du moment [...] Cette appropriation est-elle vraiment libre ? N’y a-t-il pas au contraire comme une contrainte à « vivre avec son temps », c’est-à-dire à accepter les modalités d’un temps qui nous rassemble, nous fait se ressembler aussi, nous impose de simplement « vivre avec », un mode du vivre qui serait dès lors la condition sine qua non d’un « être avec » ? Bref, « vivre avec son temps », serait-ce alors vivre en accord avec ses contemporains, dans une même temporalité créatrice de valeurs et de comportements, et où le temps deviendrait un lieu, celui de mêmes pratiques sociales identitaires ? [...] Autrement dit, a-t-on réellement la liberté de vouloir ou non « vivre avec son temps », ou bien, les idées et les pratiques d’une époque à laquelle on appartient ne s’imposent-elles pas à nous avec une certaine nécessité, sans même qu’on s’en aperçoive?".

 

Les thématiques associées sont nombreuses: le livre et l'internet, la périphérie et les hyper-centres, l'Eglise et la liberté, les drive et le supermarché, les supermarchés et le petit commerce, le commerce et la ferme, la solidarité et la morale, le travail et l'emploi... On peut tout regretter, on peut vouloir vivre comme au bon vieux temps, notre temps, et refuser de vivre avec son temps, le temps des autres. Le nombre de ceux qui sont attachés à d'honorables anciens principes diminue avec leur vieillissement. L'évolution de l'espèce humaine chère à Darwin se fait le portable au bout du doigt et l'auto sous les fesses. C'est comme çà ma pauv' Lucette, la vie change!

 

Le Franc, les jumelages, le mariage, l'école de nos grands-parents, les commémorations et défilés militaires se rangent tranquillement dans les rayons des bibliothèques de maisons de retraite. Le devoir de ceux qui sont en responsabilité est de s'adapter au monde qu'ils servent, tel qu'il est. Les enseignants, les dirigeants, les politiques ne peuvent être garants de l'offre et de la demande. Leur seul outil est d'être en phase avec les masses d'une société qui a besoin d'eux, ou de ne plus être. Quand une minorité veut contraindre les peuples au nom de ses principes, c'est le début d'une dictature. Pour le reste, l'Histoire des années 30 ou de la chute de l'Empire romain a montré qu'il fallait bien plus qu'un article de blog pour infléchir la tendance d'une l'Humanité en marche.

Publié dans l'air du temps

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