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Laïcité chérie, démocratie adorée, ronronnement assuré

Publié le par Dominique Lévêque

20111129nr-conseil-municipal-copie-1.jpgConseil municipal ce jeudi 13 décembre 2012. Le débat d'orientatioin budgétaire n'a été qu'un exercice de style où la majorité dit "Le contexte est difficile, mais nous on est fort on y arrive mieux que les autres" et où les oppositions, qui ne peuvent pas atteindre la méthode, cherchent des petites bêtes pour faire vasciller l'équipe aux commandes.Bof!

 

Plus sympa, et très significatif de la considération apportée par le maire à son conseil (le mot conseil est d'ailleurs très approprié ici), la pitoyable orchestration du vote du délégué communautaire qui prend la place de Monsieur Tondusson. La majorité choisit son opposition, et, sans doute toujours persuadée que les communistes l'ont aidé par le passé, leur fait un petit clin d'oeil en taclant celui qui agace. Décidémment, après Dominique Lévêque en 2010, puis le maire de Bellefonds cet été, Cyril Cibert est écarté de l'agglomération au motif qu'elle serait consensuelle. Les plus charismatiques, c'est à dire les forts en gueule, dérangeraient une assemblée installée confortablement dans un équilibre entre maires socialistes et majorité châtelleraudaise.

 

Bon, à part çà, tout le monde vote pour la réglementation du stationnement, alors que c'est de plus en plus la galère pour pratiquer le centre ville. C'est sûr que quand on stationne dans le parking de la mairie pour aller faire ses courses, quand on y fait ses courses, on ne peut pas savoir.

 

Monsieur Tondusson signe une convention avec le maire pour occuper un cabinet médical financé par la collectivité, et çà ne choque personne. Ouf, il n'est plus au conseil...

 

Et tout le monde vote le traitement des déchets dont on connait la polémique en d'autres lieux...

 

Ah, quand même, çà tique sur un énième "diagnostic de territoire", c'est à dire un audit, ici sur l'insertion,  déjà fait il y a deux ans, et faisable en interne.

 

Châtelleraudaises, Châtelleraudais, laïcité et démocratie à la bouche ne valent pas toujours habileté du geste et sincérité du coeur.

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Pourquoi tant d'éclectique?

Publié le par Dominique Lévêque

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Au niveau de Jules Ferry ou Louise Michel

Publié le par Dominique Lévêque

La France peut être fière de sa laïcité, composante induite d'une République de liberté, d'égalité et de fraternité. Les humanistes le défende avec ferveur: il faut "assurer la tolérance réciproque, le respect mutuel et inciter les êtres humains à la solidarité". Il faut veiller face aux groupes identitaires, face aux "exactions, saccages et meurtres entre pro et antireligieux".

 

Mais où sont donc cachés respect mutuel et tolérance dans "Ce sont encore les propos de l'Église catholique au sujet du projet de loi sur l'ouverture du mariage civil à tous les couples, propos témoignant de positions arriérées, voire obscurantistes, en décalage complet avec les nécessaires évolutions sociales et politiques de notre temps»?

 

Car célébrer la laïcité permet de tenir vive la flamme d'un droit universel pour vivre sa religion ou sa non-religion, à condition de garantir la neutralité de l’Etat. Jean-Pierre Raffarin l’exprimait ainsi : "On ne peut pas empêcher l'Eglise de penser, de prier". Pourquoi des humanistes empêcheraient-ils certains de s'exprimer ? La laïcité connaitrait-elle l’extrémisme? Ou serait-elle l’outil d’un parti politique pour mener le combat d'un gouvernement?

 

Demander à la laïcité de « bouffer du curé », c’est comme faire de la parité forcée dans les élections cantonales un aveu de ségrégation, comme l'exprimait hier Catherine Coutelle. Les combats de toutes ces femmes et ces hommes ne doivent pas s'abaisser au niveau des raccourcis idéologiques dignes d'une publicité de spécialité laitière. Ces raccourcis sont trop souvent dictés par la merdiatisation des questions de société. Les vrais dangers sont là: confondre l'angélisme d’un monde « HD » et la sérénité de toujours se référer à des valeurs supérieures, à une certaine idée de l'intérêt public. Selon les termes de Jean-Pierre Chevènement, "la République est un régime de droit mais pas de faiblesse."

 

Quelle sacrée bonne idée de rappeler aussi souvent qu'il est possible le principe de laïcité. Concluons par un extrait de la lettre de Jules Ferry aux instituteurs, le 17 novembre 1883 :

La loi "met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier ; d'autre part, elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'Église, l'instruction morale à l'école. Le législateur n'a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l'école de l'Église, d'assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables à tous, de l'aveu de tous [...] En vous dispensant de l'enseignement religieux, on n'a pas songé à vous décharger de l'enseignement moral : c'eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession[...]

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Le podcast de "On est fait pour s'entendre"

Publié le par Dominique Lévêque

Les-themes RAccords"On est fait pour s'entendre", Radio Accords

 

ce jeudi 29 novembre 2012

 

Yannick Blavette recevait son invité fil rouge: Dominique LEVEQUE

(le podcast en cliquant sur le logo Radio Accords)

 

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De l'intérêt du stationnement et de la circulation

Publié le par Dominique Lévêque

Rue BourbonNotre environnement aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, est organisé autour de l'automobile. De nos emplois jusqu'à nos modes de vie... A celui qui fustige le commerce de périphérie pour la sauvegarde du centre ville, on adresse quelques silences feignant un accord de principe, mais les habitudes restent les mêmes. A moins de ne vivre que dans la nostalgie de quelques jeunes années ou dans des idéaux d'un monde fait de frères d'amour, il faut bien se rendre à l'évidence: tout se fait en auto!

 

C'est donc bien la capacité d'une ville à contenir tous ses véhicules qui va conditionner son développement. Plus le centre ville est attractif, plus on fait des sacrifices pour y accéder. Plus il y a de sacrifices à faire, moins on va au centre ville.

 

Châtellerault ne présente pas l'attractivité de Paris, Tours ou Nantes. Rénover une place ne suffit pas pour ré-alimenter le centre. Si c'est réellement ce que l'on veut, il faut inciter les usagers soit en restructurant les pôles, soit en facilitant le stationnement et la circulation. Le stationnement et la circulation, c'est facile. Y'a plus qu'à! 

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On fait de la radio

Publié le par Dominique Lévêque

Player radio en cliquant sur le logo 

 

Jeudi 29 novembre 2012Les-themes-RAccords.jpg

en direct de 18h15 à 19h00 dans

"On est fait pour s'entendre"

sur Radio Accords

(99.2 à Châtellerault)

 

Entretien avec Yannick Blavette 

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Hors la loi

Publié le par Dominique Lévêque

Penser librement sans croire? Le travail en humanité n’a pas moins de valeur quand les autres progressent.  Croire empêche de penser? Au nom de la liberté, l'esprit est tribalisé, catégorisé. On ne peut pas, d’un côté, souhaiter que la connaissance nous inonde et, d’un autre côté, se satisfaire de celle que l'on a modelé soi-même. Chercher à atteindre l'Humain au plus profond de sa nature pour le faire progresser vers le sens des choses ne peut que conduire à aller au-delà de soi, ou de sa tribu, donc à aller vers un enrichissement par l'autre. Par extrapolation, l'essence de la laïcité n'est pas dans la négation et le rejet de la religion. Ou La gauche n'a pas de sens si elle se contente d'être la seule négation de la droite. Ce serait trop réducteur pour la multitude des capacités de l’être humain. Ce serait induire médiatiquement une pensée unique comme contrepieds de ce qui effraie. 

 

 

La laïcité puise tout son sens et toute son énergie dans l'acceptation indifférente de toute forme de pensée et de croyance, à condition qu'elle n'en juge ni promeuve aucune. La laïcité est capable d'ouvrir la pensée au delà de la croyance, de l'esprit religieux, de la politique et de l’affect. Elle est bien l'antidote de tous les comportements sectaires, discriminatoires et tribaux qui voudraient s'affranchir de quelques fondements spirituels. Les mots véhiculent les idées, ils ne les remplacent pas. La pratique de la laïcité s’appuie sur un règlement, c’est à dire sur une loi. On pourrait dire qu’un règlement, une tradition, des rites, le bon sens même, ne sont que des lois qui s’appliquent sur un domaine fini. La religion a ses lois, la politique a ses lois, la vie civile et sociale les siennes. 

 

L’Homme est bien sûr à l’origine des lois, il les écrit, il les applique et il en réprime le non respect. La notion de subjectivité des lois est directement et uniquement liée à l’intérêt de ceux qui les écrivent. Ce peut être un intérêt collectif, un intérêt partagé ou un intérêt plus personnel. On atteint la dimension du pouvoir. Le contenu des lois est aussi toujours lié à l’espace temps qui les fait naître, et au contexte sociétal qui les suscite. Il faut alors distinguer les lois qui accompagnent et guident et celles qui sont l’instrument du pouvoir sur un peuple. La Loi et les lois sont des notions qui ne doivent pas s’entrechoquer. Là où la Loi est un objectif, un idéal à atteindre, un code du bien entre les êtres, les lois ne sont que des voies qui mènent à l’organisation cosmopolite de la société vers un idéal d’humanité. Comme on fait la différence entre la Connaissance et les connaissances. 

 

 

Les pires lois dictées par les intérêts les plus sombres ne peuvent servir d’alibi aux détenteurs de leurs propres certitudes. La Loi trouve sa raison dans l’acceptation qui en est faite. La Loi d’un groupe social est d’autant plus acceptée qu’elle correspond à l’idéal commun de ce groupe social. Les logiques de présent, d’immédiateté, de facilité et d’envie sont des logiques contraires à celles de la justice qui trouve son chemin dans les lois. En revanche, le cours de l’Histoire et l’évolution des lois fait apparaitre leur bien fondé. Mère démocratie enfante dans la laïcité sa loi, « Heureuse loi qui nous délivre de la toute-puissance et de l’autosuffisance, ...  qui nous révèle que l’autre est nécessaire pour vivre. »

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La Loi

Publié le par Dominique Lévêque

20120318diocese-wintzer03.jpgLa loi (...) pour l’homme, ne le laisse pas errer, dans un seul face-à-face avec lui-même, mais l’accompagne et le guide (...) Si elle est une interdiction, si elle pose une limite,  la loi est d’abord une autorisation, elle révèle à l’homme ses capacités de vie et d’action... autrement dit, le monde est confié à l’homme.

 

Avant d’être borné par ses limites, l’homme est d’abord un être en capacités ; en capacités de vie, d’action, de liberté ... Refuser la loi, c’est supprimer la limite, et donc s’identifier à l’autre. Il n’y a de vie en société, pour nous, ...que là où existe la différence, non qui isole ou sépare, mais qui relie. Lorsque l’on refuse cette différence, on cherche à être l’autre, on ne supporte plus qu’il soit différent de moi. L’homme veut devenir une femme ; l’adulte voudrait toujours garder la jeunesse de l’enfant ; parfois le laïc voudrait être prêtre.

...

Heureuse loi qui nous délivre de la toute-puissance et de l’autosuffisance. Heureuse loi qui nous révèle que l’autre m’est absolument nécessaire pour vivre, comme je lui suis absolument nécessaire.

 

 Mgr Pascal Wintzer, Archevêque de Poitiers

à l'occasion de l'installation du Père Charles Fazilleau à Cerizay (79)

(le texte intégral)

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Si la France ne respecte pas

Publié le par Dominique Lévêque

« Si la France ne respecte ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France ». Le risque n’est pas limité aux seuls investissements.  Parce qu’un pays, une société qui doute de ses lois remet en cause tout ce qui en a émergé, ce qui s’y est installé de plein droit.

 

 

La phrase est de Paul Polman, PDG du groupe Unilever, lancée dans le contexte d’une usine fermée. Ce qui a été entendu comme une menace de l’ultralibéralisme faite au socialisme pourrait modéliser le trifouillage des règles qui ne résout pas le mal à sa racine.

 

 

L’opposition capitalisme – socialisme, ou profit -  humanisme, ou encore droite – gauche, n’est que la partie visible de l’iceberg. La coque du navire humanité  se déchire sur la partie immergée de la réalité des usines qui ferment, de ceux qui vivent sans travail et de ceux qui travaillent sans vivre, de ceux qui promettent sans savoir et de ceux qui ne savent que promettre, de ceux qui ne peuvent pas acheter et de ceux qui achètent sans pouvoir, de ceux qui croient pouvoir et de ceux qui peuvent croire…

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La main sur le coeur

Publié le par Dominique Lévêque

2012080320min-florent-manaudou-medaille.jpgDébut août 2012. Décidemment, voilà des jeux de toute beauté, d’émotions en aventures humaines. Cette fois, c’est Florent Manaudou sur le podium qui décroche l’or. Marseillaise. Et les commentateurs de louer le geste. « Regardez Florent Manaudou, la main sur le cœur, on ne le fait pas assez souvent, nous les français, de mettre la main sur le cœur pendant La Marseillaise… ».

 

Sans doute que l'inondation de séries américaines a montré sur nos petits écrans ces élèves, ces diplômés, ces diplomates d'outre atlantique, debouts et fiers de leur nation, la main sur le coeur. Sans doute que l'herbe étant plus verte dans le pré d'à côté, on trouve çà plus joli et médiatiquement plus sincère que notre position protocolaire française pendant qu'est entonnée La Marseillaise, comme les maternités françaises ont trouvé plus joli les Jason, Meredith, Sue Ellen que les François, Martine ou Nicolas. Si au moins çà nous rendait bilingue!

 

Arguons qu'il n'y a pas lieu de s'y attarder et qu'il y a plus important à faire. Ce ne sont après tout que les effets de la disparition d'un service national, la timidité d'une école qui confond parfois laïcité avec négation de son identité et l'overdose de libertés individuelles prises en otage par un délitement de l'éducation collective.

 

Au fait, bravo Florent pour cet exploit qui grandit la France et pour cette générosité.

 

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