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"L'Etat, c'est moi"

Publié le par Dominique Lévêque

Louis_XIV_of_France-par-Hyacinte-Rigaud-1701.jpgEffet pervers de la décentralisation, ce sont les petits élus qui rechignent aux grandes réformes, et non la population. Comme l'homme de la rue devenu homme de salon peut s'énerver devant sa télé en apprenant la politique de rigueur, l'augmentation des impôts ou la diminution des retraites, l'élu local s'agace derrière son petit bureau des réductions budgétaires qu'impose l'Etat à sa collectivité, des mesures qui mettent en danger son mandat, sa place, son existence.

 

On aurait pu imaginer que l'élu aurait pensé, parlé et agi pour l'intérêt général. On aurait pu imaginer que l'élu aurait la faculté d'objectivité et de clairvoyance. On aurait eu tendance bêtement à le croire suffisamment instruit ou informé pour agir en héros discret.

 

Que nenni! Effet pervers de la décentralisation, les élus locaux ou les autres oublient souvent que leur collectivité ne leur appartient pas, et que l'Etat c'est eux, que l'Etat, c'est nous tous. L'Etat, c'est aussi moi. Quand l'Etat va mal, la France profonde va mal, et quand l'Europe titube, l'Etat chancelle. Effets pervers du progrès.

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New Fabri... que écologique

Publié le par Dominique Lévêque

La Présidente de région Ségolène Royal vient d'annoncer que New Fabris devenait "La Nouvelle Fabrique Écologique" et la presse a d'abord titré "New Fabris repris". Malheureusement, ce n'est pas possible. Car il ne s'agit ni de reprendre l'activité et les clients de New Fabris, ni son personnel, l'entreprise étant définitivement liquidée . C'est bien le site qui est réutilisé, les locaux qui vont être occupés.

 

0212-5131hd.jpgIl s'agit en fait juste d'une nouvelle entreprise Il s'agit quand même d'une nouvelle entreprise. Car une nouvelle entreprise de taille notable sur Châtellerault, c'est une très bonne nouvelle. Et même si cette nouvelle entreprise ne reprend pas tous les sinistrés de New Fabris, c'est un symbole. Un symbole de mutation industrielle vers un secteur supposé d'avenir, un symbole social pour ceux qui se sont battus et qui ont pleuré, un symbole humain pour toutes ces années de centaines de vies de labeur.

 

Si l'affaire fonctionne encore après les élections, il faut dire mieux qu'Avestor, que Solaire Direct ou EcoMobilité, il faudra saluer  la foi de la Région qui, investisseur patient, recueillera les fruits de ses efforts et de sa persévérance, à travers l'engagement de Ségolène Royal, de Jean-François Macaire, de Cyril Cibert et de Brigitte Tondusson. La voix émouvante de Guy Eyermann a d'ailleurs fait vibrer la corde sensible du coeur pour dire combien des âmes de camarades cherchaient encore la paix.

Publié dans l'air du temps

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De la Montgolfière au parachute

Publié le par Dominique Lévêque

1620570176_small.jpgLe parachute est un équipement de tous les fantasmes. Si d'aventure on s'élève contre le parachute doré, bien qu'il faille aller très haut pour le trouver, il est coutumier de rabaisser le parachutiste à la modeste condition de bon soldat.

 

Mais alors qui serait ce parachutiste qui serait parachuté à droite à Châtellerault? Y-a-t-il un pilote dans l'avion chargé du lâcher? L'idée n'est pourtant pas dénuée d'intérêt. Tant que c'est une rumeur, elle profite à Abelin et consorts. Si elle devenait réalité, elle profiterait à Châtellerault. Le maire en place a tout intérêt à faire encore une campagne courte, bénéficiant jusqu'au bout du temps pour aligner les réalisations de son bilan. Il a  aussi tout intérêt a ne pas annoncer trop tôt la présence de sa fille sur la liste, pour ne pas risquer de l'exposer, non pas à la lumière, elle est immunisée, mais aux salves de l'opposition. Il a enfin tout intérêt a laisser son rival déjà en campagne user son argumentation, son énergie, son capital confiance...

 

"T´as rien perdu de ton talent, Tu rates pas une embuscade, Mais comme on n´tire pas vraiment, Tu trouves ça fade. C´est pt´êt pour ça qu´ t´ as les yeux tristes, Parachutiste". Une réserve toutefois que certains aérostiers du cru pourraient émettre: avec un fort vent d'est, le parachutage pourrait se faire à gauche, surtout si le parachutiste est en mal de sensations fortes.

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Plainte et complainte

Publié le par Dominique Lévêque

La patinoire va être renovée, et sa fermeture fait l'objet d'une pétition et de plaintes diverses fustigées par le maire Jean-Pierre Abelin. Une priorité à droite qui déplait, un habitant qui vieillit et ne supporte plus la vitesse devant la maison qu'il a acheté jadis sur la route départementale, des poubelles mal placées, un accident suite à une erreur humaine... tout est objet de réclamation individuelle transformée en pétition ou question d'intérêt général.

 

L'arme absolue de celui qui consomme du pouvoir de collectivité, c'est la sécurité. Pour obtenir gain de cause, dites au maire qu'il pourrait aller en prison si les travaux n'étaient pas faits, mettant ainsi sa responsabilité en jeu en cas de...

 

Drôle de service public que la satisfaction du client qui gueule le plus fort devant une majorité silencieuse. Le maire Joël Tondusson le disait ainsi, à sa manière, à propos des réunions de quartier: "Déplacez un banc à la demande d'un usager, et dix autres vous demanderont de le redéplacer plus tard".

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Mon cher Michel,

Publié le par Un militant de base

J20130525nr-michel-guerin-candidat-05.jpg'ai bien lu ce magnifique encart publicitaire que tu as fait passé samedi dans le journal. Oh, c'est beau! Çà a du te couter un max? Il faut bien avouer que le résultat est là: tout est étudié, calculé, calibré, et on dirait un vrai article de journal. Vraiment bien. Bien sûr, aucun passage n'est maladroit et aucun aspect négatif n'est à déplorer. Pas une seule allusion qui pourrait être comprise à double sens.

 

Même ce petit passage où l'on met en scène cette attitude sympathique d'auto questionnement sur ta propre prestation: çà te donne une image de simplicité, d'homme du quotidien qui n'a jamais fait de calcul politique ou d'interview. Ah bien, vraiment.

 

Et puis cette ambiance d'enfer: quatre journalistes pour toi tout seul à La Gourmandine, comme Cresson, Tondusson ou Abelin: alors là, respect! A peine candidat à la candidature du parti et déjà dans la cour des grands, traité comme un maire de la ville. Non, c'est vrai, ils exagèrent les journalistes, parce qu'être filmé en parlant, c'est plus gênant que de déjeuner avec eux.

 

Très bien aussi le "moi je ne trahis pas" parce que çà, çà les remet à leur place tous ces blancs becs qui t'ont débarrassé de Tondusson en gardant ta chemise sèche. Il sera toujours temps de la mouiller. Et puis pas de nom, çà évite de les lire en réaction dans le journal, entre les annonces légales et les horaires des offices religieux dans l'édition du dimanche suivant. Comme tu dis, il en faut du courage pour faire de la politique de nos jours.

 

Un imbécile fini me disait que le FN ferait gagner Abelin de toute manière. Encore un qui n'a rien compris. Regarde François! Une mention spéciale pour la rose rouge devant ton portrait: c'est digne d'une agence de pub parisienne dans nos tendres villes ouvrières. J'ai eu un peu peur avec le "il faut rendre la ville plus sexy", parce que lire çà quand DSK monte les marches de Cannes sur le tapis rouge avec sa nouvelle amie, là, je ne savais pas trop comment çà serait pris. Pas de lézard, c'est passé.  

 

Dominique Lévêque me demande d'arrêter là, il parait qu'il veut écrire plus sérieusement samedi. Qu'est-ce qu'il va nous faire celui-là encore?!? De toute manière on s'en moque, çà n"interesse que lui.

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La Fontaine de jouvence

Publié le par Dominique Lévêque

20130525 fables de la fontaineEncore une fois, l'équipe du conservatoire nous a enchanté. Avec pour ce tour là  des Fables de Monsieur de la Fontaine, mises en musique et en spectacle, pour le Nouveau Théatre ce samedi 25 mai 2013 en soirée, et pour l'Abbaye de l'Etoile ce dimanche 26 mai 2013, en matinée.  

 

Alors oui, il y aurait sans doute des possibilités de libérer la culture dans cette ville si on donnait au bel écrin du conservatoire les moyens de se remplir de la matière humaine. Pas la charité d'offrir un CD aux malentendants, mais plutôt l'ouverture d'esprit de laisser les énergies s'exprimer.

 

Et ce La Fontaine! Toujours le mot pour rire. Le jour du grand oral de Michel Guérin dans le journal, çà tombe é pic: "Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois". 

 

Mais notre homme est aguerri et connait déjà la leçon: "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

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"L'école est le grand média de la République"*

Publié le par Dominique Lévêque

Drapeau-francais-par-Patrick-Kovarik-AFP-.jpgLes sénateurs ont voté un amendement du gouvernement prévoyant que "la devise de la République et le drapeau tricolore sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d'enseignement du second degré publics et privés sous contrat". Il stipule également que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 sera affichée "de manière visible" dans les locaux scolaires.

 

Bien. Le signal est détonnant. Les attentes sur la refondation de l'école étaient nombreuses. On a imaginé enfin se dire que la méthode dite globale, pour l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, avait sacrifié des générations d'enfants devenus des adultes mal lettrés. On a cru que que c'en était fini des classes de plus de trente élèves. On a supposé qu'on allait peut être revoir des parents responsables de l'éducation de leurs enfants, permettant aux enseignants de reprendre le chemin des connaissances et des compétences avec leurs élèves. On a rêvé de plus de coeur de métier, de plus de face à face élèves, de moins de réformes vides et creuses. On a effleuré l'espoir d'une école de la République où le respect des uns pour les autres serait ferment de dignité, d'accomplissement et d'élévation.

 

On a eu un drapeau. Pourvu qu'il y ait du vent.

On a eu un tableau. Pourvu qu'il y ait de la lumière.

 

Les glands, c'est si futile. 

 

*Noël Mammère, Ma République

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Urbi et gourbi

Publié le par Dominique Lévêque

Comme un symbole de la ville industrielle qui attend un signe, la vue de la rive droite depuis la rive gauche est bien décevante.

20130520-rive-droite-vue-de-la-rive-gauche-03.jpg

Jadis, l'opportunité d'aménagement laissée par la clinique Saint Romain n'a donné que le triste spectacle de cet immeuble qui ressemble à ceux que l'on déconstruit dans la Plaine d'Ozon. La leçon a-t-elle été entendue? Pas sûr, parce que le béton s'élève magistralement sur le site de l'ancien hopital. C'est vilain. C'est vilain de loin, c'est pas beau de près. Et c'était prévisible sur les dessins du projet. Il faut dire que c'est encore le résultat de cabinets d'architectes, qui ont vendu leur idée à une petite poignée d'élus, lesquels ont eux mêmes vite refourgué à un conseil municipal docile, un cout, un délai et une délégation de compétence.

 

Le projet "Blossac", couplé à celui de la place de Targé, dans les années 2000, même s'il n'avait pas suscité un grand enthousiasme, avait au moins eu le mérite de faire l'objet d'une consultation populaire permettant aux habitants de s'approprier à minima l'oeuvre.

 

Alors, vaut-il mieux faire une liste de petites réalisations raisonnables ou une poignée de grands projets? Quand le Centre Aquatique a été fait, les plans avaient circulé partout en ville, on avait visé un cran au dessus de l'attente. Jackpot: l'installation est encore en place, elle a été enviée par Poitiers ou même Tours, elle a hissé l'image de la ville entrainant avec elle l'ITES, l'IUT, les TAC, la zone du Sanital...

 

Avis aux futurs nouveaux élus: il va falloir assumer le vieillissement de la nouvelle école, du cinéma, et une capacité d'investissement réduite pour  s'attaquer au site de l'ancienne école de Gendarmerie.

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Si, c'est une question de personne

Publié le par Dominique Lévêque

La Mairie A l'image d'une Europe qui a pris un chemin technocratique et s'enfonce dans une impasse, la France réalise que les idéaux n'ont plus la main. On attaque donc une période de l'Histoire récurrente d'instabilité politique. Il y a fort à parier qu'il faille encore consommer quelques difficultés. Mélenchon le dit aussi, la classe dirigeante s'entête dans une voie sans ouvrir ses oeillères, ce qui permettrait de se libérer de la spirale infernale.  

 

De son côté,  Châtellerault s'englue dans des logiques de bilan mathématique, avec une colonne "réalisations" et une colonne "examen de cour des comptes". A la veille de ce qui devrait être comme pour le pays en 2012, l'espoir d'un nouvel avenir, d'une nouvelle méthode, les acteurs politiques de la ville préparent les armes sur des marges de manoeuvres qui n'existent plus. Il y a tant à faire sur la manière d'être, sur la manière de faire. Il y a tellement longtemps que l'on n'a pas connu le courage d'assumer des risques, le caractère de refuser la facilité, la force d'aller au delà de l'immédiatement visible. "Innover ou subir". 

 

Par exemple, ne pas faire une patinoire pour le crédit d'un homme, mais pour les besoins et les moyens de la ville. Par exemple ne pas recomposer la politique culturelle juste avant les élections pour s'infiltrer, mais en fonction des nécessités. Par exemple ne pas laisser la bibliothèque en l'état pendant 5 ans pour créer une électoralo-simili médiathèque, mais en répondant à une véritable attente. Par exemple ne pas se contenter d'un bel écrin pour le conservatoire, mais mettre en oeuvre une dynamique partagée...

 

Jeudi, on parle de l'école du centre ville...

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Notre temps

Publié le par Dominique Lévêque

Brigitte Sitbon-Peillon, professeur de philosophie, signe un article qui introduit le sujet ainsi: "Vivre avec son temps implique l’idée d’une inscription, et plus encore d’un ancrage dans une époque donnée, qui se manifesterait par l’adhésion aux « valeurs », aux pratiques et aux vérités du moment [...] Cette appropriation est-elle vraiment libre ? N’y a-t-il pas au contraire comme une contrainte à « vivre avec son temps », c’est-à-dire à accepter les modalités d’un temps qui nous rassemble, nous fait se ressembler aussi, nous impose de simplement « vivre avec », un mode du vivre qui serait dès lors la condition sine qua non d’un « être avec » ? Bref, « vivre avec son temps », serait-ce alors vivre en accord avec ses contemporains, dans une même temporalité créatrice de valeurs et de comportements, et où le temps deviendrait un lieu, celui de mêmes pratiques sociales identitaires ? [...] Autrement dit, a-t-on réellement la liberté de vouloir ou non « vivre avec son temps », ou bien, les idées et les pratiques d’une époque à laquelle on appartient ne s’imposent-elles pas à nous avec une certaine nécessité, sans même qu’on s’en aperçoive?".

 

20120426-printemps-poitiers.jpgLes thématiques associées sont nombreuses: le livre et l'internet, la périphérie et les hyper-centres, l'Eglise et la liberté, les drive et le supermarché, les supermarchés et le petit commerce, le commerce et la ferme, la solidarité et la morale, le travail et l'emploi... On peut tout regretter, on peut vouloir vivre comme au bon vieux temps, notre temps, et refuser de vivre avec son temps, le temps des autres. Le nombre de ceux qui sont attachés à d'honorables anciens principes diminue avec leur vieillissement. L'évolution de l'espèce humaine chère à Darwin se fait le portable au bout du doigt et l'auto sous les fesses. C'est comme çà ma pauv' Lucette, la vie change!

 

Le Franc, les jumelages, le mariage, l'école de nos grands-parents, les commémorations et défilés militaires se rangent tranquillement dans les rayons des bibliothèques de maisons de retraite. Le devoir de ceux qui sont en responsabilité est de s'adapter au monde qu'ils servent, tel qu'il est. Les enseignants, les dirigeants, les politiques ne peuvent être garants de l'offre et de la demande. Leur seul outil est d'être en phase avec les masses d'une société qui a besoin d'eux, ou de ne plus être. Quand une minorité veut contraindre les peuples au nom de ses principes, c'est le début d'une dictature. Pour le reste, l'Histoire des années 30 ou de la chute de l'Empire romain a montré qu'il fallait bien plus qu'un article de blog pour infléchir la tendance d'une l'Humanité en marche.

Publié dans l'air du temps

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