Vrai

Publié le par Dominique Lévêque

Il y a l'intérêt politique des uns et des autres et il y a les convictions profondes.

 

Le début de la corruption, c'est quand on commence à avoir un intérêt personnel, même électif, surtout électif, qui infléchit des décisions collectives. Le début de l'isolement, c'est quand on sort de la discipline partisane qui conquiert des places pour dire ce que l'on croit plus juste.

 

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle provoquent deux atitudes désormais habituelles et toujours exaspérantes:

  • ceux qui notent des chiffres et en tirent des calculs tirés par les cheveux, type "là où Mélenchon gagne, Bayrou perd..." ,
  • ceux qui déclarent "il va falloir prendre en compte ... et patati, et patala", et de recommencer à s'installer aux postes qui les intéressent.

 

Chacun vit dans un milieu social différent.  Le rejet du président sortant n'est pas que la conséquence de l'austérité. La montée du Front National éludée par les sondages,ne reflète pas que le racisme, ou l'exclusion portée par le parti d'extrême droite. Il y a aussi le rejet d'une classe politique entière. Le fossé se creuse encore entre classe dirigeante et peuple. Premier chef d'inculpation: le mensonge.

 

Donner de la voie aux voix est plus facile que de tenir ses promesses. Pourtant, les outils de la République permettent d'être vrai.

Publié dans l'air du temps

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Merlaud 24/04/2012 10:56

Bien vu. Les français veulent des gens compétents et honnêtes. Ce n'est plus un problème de parti politique car Gauche comme Droite, cela ne veut plus rien dire, face à la mondialisation et à la
sauvagerie de la finance.