Tout çà à cause d'un triple cheeseburger

Publié le par Dominique Lévêque

"Le Texas, qui pratique le tiers des exécutions aux Etats-Unis, a mis fin à la tradition qui permettait aux condamnés à mort de choisir leur "dernier repas", après que le dernier exécuté en date a commandé un dîner plus que conséquent"[1]. Et de relater les arguments d'un vulgaire sénateur que seul son chapeau doit élever au rang de ses troupeaux.

 

Ubuesque! On se pose la question de savoir si on doit ou non exaucer le dernier vœu d'un condamné à mort, et on conclue qu'il n'est pas décent de lui donner un droit et que le risque d'abus existe.

 

Mais la seule vraie incohérence, ce n'est pas le dernier repas, c'est la peine de mort elle-même. On ne peut pas faire un règlement juste pour une absurdité.

 

Ô combien merci Messieurs Robert BADINTER et François MITTERRAND d'avoir sorti la France de ce monde de bêtes.

 



[1] Lu dans Le Monde.FR du 24 septembre 2011

 

Publié dans l'air du temps

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