"Son œuvre accomplie, il l’oublie, c'est pourquoi elle dure toujours"

Publié le par Jean-Pierre CHEVENEMENT

Le MRC n'est pas qu'un parti, c’est d’abord un courant d’idées ancré dans 40 ans d’histoire politique française depuis le Congrès d’Epinay en 1971. C’est une boussole, indispensable à la gauche et à la France. Il doit parler le langage de la vérité qui, par principe, est celui de l’intérêt général. Combattre la facilité, celle du mensonge triomphant qu’ânonnent ceux qui se soumettent par principe aux puissants. Être libres, être citoyens, être Français, c’est-à-dire hommes et femmes de caractère, francs comme l’est le nom de notre pays. Nous devons retrouver la « grande vue », la vue générale, qui nous permettra de sortir la France de l’ornière.

 

Certes il y a beaucoup à faire pour repenser l’euro d’abord mais aussi pour fonder un nouveau « pacte social », afin de réaliser cette « Alliance des productifs » qui est la clé du redressement. Mais c'est ainsi que la France ira « du déclin au renouveau », selon l’expression employée jadis par le Général De Gaulle.

 

Madame Merkel ne peut pas prendre la responsabilité de faire apparaître l’Allemagne, pour la troisième fois en l’espace d’un siècle, comme le pays qui conduit l’Europe au naufrage. L’Allemagne défend en principe la responsabilité des États. Elle a raison jusqu’à un certain point. Mais si c’était le système européen, tel qu’il a été conçu, qui conduisait à des distorsions insoutenables ? N’est-il pas possible de le corriger ? de rétablir des amortisseurs tenant compte de la compétitivité relative de chaque pays ?

 

J’ai la conviction que nous pouvons être « le sel de la terre » à condition de présenter nos vues de manière positive, en nous appuyant sur la marche des événements.

 

Nous n’acceptons pas le fameux grand saut fédéral. Nous n’acceptons pas "Le passage à l’Europe" payé du sacrifice de la France et de la fin de la démocratie.

 

Pour ma part, Président d’Honneur destiné à s’effacer, je vous lègue mon rêve, celui du Tao Te King, selon Lao Tseu, comme dernier distique. Il vous demande une rude tâche:

«che2012 2 Il agit sans rien faire

Et enseigne sans rien dire

Les choses apparaissent et il les laisse venir

Les choses disparaissent et il les laisse partir

Il a, mais ne possède pas

Agit mais n’attend rien

Son œuvre accomplie, il l’oublie

C’est pourquoi elle dure toujours. »

 

Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens, à la France, terre de liberté, d’où un « cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas ». Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller, Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.

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