Poppies for ever

Publié le par Dominique Lévêque

220px-Royal_British_Legion-s_Paper_Poppy_-_white_background.jpgDès la fin octobre jusqu'au 11 novembre, les bénévoles sont partout dans le pays pour échanger contre un don volontaire un petit poppy, ce coquelicot en papier semblable à ceux qui fleurissaient dans les pires champs de Somme et des Flandres. Sa couleur rouge est le symbole du bain de sang versé dans la guerre de tranchées. Cette année encore, c'est dans la plus prestigieuse salle du pays qu'a eu lieu un grand spectacle de reconnaissance, de gratitude: 5000 personnes réunies pour célébrer leur patrie, l'unité de leur nation et leurs libertés. Des moments de recueillement, mais aussi des divertissements de qualité, à la hauteur du sacrifice des vies.

 

Dommage, ce n'est pas en France. Mais même pour un français, quel frisson quand le Royal Albert Hall de Londres se lève tout entier, du parterre à la loge du Premier Ministre ou à celle de Sa Majesté la Reine, pour l'entrée de la famille de ce soldat de 22 ans disparu en Afghanistan en février 2012. Quel élan de solidarité et de cohésion nationale, de voir des poppies épinglés sur tous les revers de veste, des quartiers les plus chics de Londres aux quartiers les plus démunis du Nord de l'Angleterre, de chez Harrods à chez Asda, sur la poitrine des plus grandes stars du show biz, du sport, de la politique et de la télé et sur celle des usagers des bus, du métro, sur un indien, un bulgare, un noir, un blanc, un homo, une femme voilée... bref, dans la vie quotidienne.

 

Alors, oui, c'est vrai, on peut toujours râler quand les économistes d'outre-manche posent leur regard caustique sur l'Europe des français. Perfide Albion parfois, alliés et sauveurs d'autres fois... Tous les morts sont trop vite oubliés quand les critères de l'Union Europénne s'éloignent de ceux d'une l'Europe de la liberté et de la souveraineté des peuples.                                   

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