On joue Les Belle-fonds de Genre Noir

Publié le par Dominique Lévêque

basfondsA part pour certains intellectuels pourtant républicains, ce n’est pas l’entrée de la commune de Bellefonds dans la communauté chatelleraudaise qui a posé question à l’assemblée délibérante, mais plutôt le statut du maire de la commune. Etrange réminiscence d’un passé proche pour Targé, des élus sensés se mettre au dessus de la mêlée pour penser intérêt collectif se produisent dans une sorte de réalité show façon télé pour exclure celui qu’ils n’aiment pas. Au motif qu’il serait intolérant. Bof !?!

 

Dans cette affaire, les affichés démocrates font bien peu confiance à leur démocratie. Car enfin, si un homme, au-delà de sa fonction légitime, pense « mal », c’est l’assemblée éclairée par le respect des rites institutionnels qui donnera un sens à la conduite de l’agglomération.

 

Celui qui est réputé inefficace parce que trop gentil, révèle ici des techniques de tueur politique. Son étiquette démocratique jaunit sous un voile monarchique de souverain qui donne des récompenses à ceux qui le flattent.

 

Seuls un vice-président de droite et un autre de gauche ont eu un sursaut audible de courage et de justice à travers les caquètements ambiants. Le ronron de l’unanimité du bureau des vice-présidents indemnisés 1026.28€ (chiffre 08/2010) est sans doute effarouché par l’étranger qui dévoilerait une si exceptionnelle entente droite gauche. Le prix du consensus s’effondre, peut-être par un effet pervers de la spéculation.

Les Bas-Fonds de Jean Renoir, c’était en 1936, quand le Front Populaire grondait, quand l’Allemagne se déchainait dans la crise, quand on dénonçait pour se protéger…

Publié dans l'air du temps

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