Moi, je t'offrirai

Publié le par Dominique Lévêque

Monsieur le Président Nicolas Sarkozy est donc candidat. Si ce n'est médiatiquement pas une surprise, c'est fondamentalement un combat du nez dans le guidon.

 

Parallèlement, Monsieur Jean-Pierre CHEVENEMENT, Madame Christine BOUTIN, Monsieur Hervé MORIN jettent l'éponge. Peut-être bientôt Monsieur Dominique de VILLEPIN. Tout ceci n'est guère de bonne augure. Les saveurs du premier tour des élections présidentielles françaises, seul moment de la vie politique du pays où l'on pèse les courants, font place à des idées pasteurisées sous cellophane répondant aux nouvelles normes européennes.

 

La manipulation des 500 signatures stérilise la démocratie. Le peuple déjà émasculé de sa souveraineté est privé de son expression. C'est la raison pour laquelle j'ai donné ma signature à Madame Nathalie ARTHAUD. C'est la raison pour laquelle une intimidation aux signataires de Madame Marine LE PEN est condamnable. Pour autant je ne voterai pas pour Madame ARTHAUD. Pour autant je n'aurais pas donné ma signature à Madame LE PEN.

 

Qu'il est nauséabond ce parfum de désespérance, ce parfum de chute de l'empire romain ou des années 30. Les similitudes se multiplient au fil des jours.

 

Faisons nous éponges du monde qui nous entoure, entendons ces cris de révolte si Monsieur Sarkozy est réelu par défaut, et ces complaintes accablées si les autres ne parviennent pas à changer ce qu'ils ont tancé. Ces cris de révolte si Monsieur ABELIN est réélu à la mairie, ces complaintes accablées si Monsieur GUERIN y parvient.

 

"Moi je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas; je creuserai la terre, jusqu'après ma mort, pour couvrir ton corps, d'or et de lumière, je ferai un domaine où l'amour sera roi, où l'amour sera loi, où tu seras reine..."

Publié dans l'air du temps

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