Le plus gros virus informatique du siècle

Publié le par Dominique Lévêque

vu-a-la-tele.jpgL'histoire est en train de nous préparer au triste constat que la volonté populaire n'est pas toujours éclairée par le bien du peuple. A l'image des moutons de François Rabelais, c'est à dire à l'image de ce que fait le plus grand nombre dans un mouvement collectif sans exercer l'esprit critique qu'on peut espérer d'un être humain, les primaires socialistes ont donné l'illusion d'un choix.

 

La légitimité de notre Président est très grande, puisqu'il a été largement validé par un scrutin supplémentaire à la seule élection présidentielle significative qui l'a aussi désigné. Et pourtant, sa popularité bat des records de mécontentement. On se souvient du bon mot d'André Santini à propos d'Edith Cresson Premier Ministre: "A force de descendre dans les sondages, elle va finir par trouver du pétrole". Est-ce à dire que le fossé se creuse encore entre la population et la classe politique?

 

Certainement. Et la classe politique s'entête dans le déni, n'hésitant à voter d'une seule main le passage du septennat au quinquennat pour ne pas affronter la sanction populaire de la cohabitation, ou à céder au chant des sirènes d'une "Démocratie Plus", d'une "Super Laïcité", d'une "Égalité Premium", d'une "Nouvelle République" qui "lave plus blanc que blanc". Et d'ajouter des accessoires, des options, pour vendre son produit: primaires, démocratie participative, budgets participatifs, assemblées de citoyens, formation d'élus, vu-a-la-tv.jpgformations citoyennes par des partis politiques... Le dernier modèle vient de sortir: la droite cède à la tentation, mais n'est pas délivrée du mal. 

 

    "Le salut n'est que dans la grandeur", dans le retour au sens des choses, à un fondamentalisme des principes. Mais il n'est pas à l'ordre du jour, car le plus gros virus informatique du siècle, c'est la source unique de l'information, les infos de la télé et toutes leurs chroniques déchaînées.

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