Le défi

Publié le par Dominique Lévêque

Aujourd'hui, on montre tout. Aujourd'hui on apprend la société par la télé, par son téléphone, par des brèves. On apprend la vie par les titres. On se construit sur des images. Il suffit de compatir à la difficulté, et non plus d'apprendre à la dominer. 20111205nr-miss-france-2012.jpgMiss France 2012, interviewée sur BFM TV ce dimanche, l'affirmait: elle est attachée "au discours", par opposition à la plastique, elle défend les animaux, elle est végétarienne, elle est marraine des plateaux repas des restos du coeur et a accepté d'être marraine du don du sang "il y en a  besoin de sang". "Vous n'avez pas craint que çà fasse "too much" tout çà?". Blanc. Déstabilisée notre Miss France.

 

Dans le registre "je m'émeus de tout ce qui fait la une", il faut plaindre les architectes qui souffrent, il faut aider les médecins à construire des cabinets médicaux pour les inciter à rester...

 

Comme dans les films, il y a nous les gentils et eux les méchants. On lit par exemple dans la presse que la gauche divisée dans la Vienne sur la question des syndicats d'eau est fière d'avoir résisté à la "dérive de l'autoritarisme sarkozien". Pourtant, la proposition de redécoupage de la Communauté d'Agglomération de Châtellerault, comme c'était prévisible, fait effet d'un pétard mouillé. Par la voix de Monsieur Jean-François MACAIRE, on apprend que "Gérard Besson Barc" est une insulte intolérable.

 

Le défi est de taille: il faudrait tout changer sans réforme, agir dans l'intérêt général de chaque individu et s'arrêter aux symptômes pour atteindre la racine du mal.

Publié dans l'air du temps

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Merlaud 08/12/2011 10:56

Bravo pour votre analyse, je pensais avoir vieilli avec mes idées terriennes et bien non, le réalisme nous revient au galop et le monde de bisounours s'écroulera enfin !
Où sont passés ces Hussards de la république qui ont formé tant d'élèves citoyens en leur donnant une colonne vertébrale pour affronter la rude vie qui les attendait ?
Je me rappelle d'une époque pas si lointaine où le patron vous embauchait sur un simple coup d'oeil sur votre présentation, tenue, coupe de cheveux, chaussures cirées, tout cela donnait une vérité
et rarement une erreur. Aujourd'hui, il faut un CV, il faut étaler sa vie comme à la télé et pleurnicher son malheur. Ce système a construit des assistés et je suis poli et non plus des hommes.