Le bon cheval

Publié le par Dominique Lévêque

En 2012, la France a choisi son Président. Même 2 fois si l'on tient compte de l'opération de communication des primaires. La preuve est désormais faite qu'il faut bien distinguer la capacité d'un candidat à se faire élire et son aptitude à exercer son mandat. De nombreuses similitudes entre le national et le local à Châtellerault existent avec un léger décalage temporel. Et spirituel.

 

Le municipales 2014 approchent à grand pas. Isaïe l'avait bien dit: "Le bœuf connaît son propriétaire et l'âne la crèche de son maître", reprochant au pays de ne pas connaitre, et au peuple de ne pas comprendre. Il ne s'agit pas de choisir entre le boeuf et l'âne gris, mais  de s'en remettre à la sagesse de son ânesse. Pour choisir le bon cheval.

lebonchevalD'abord ceux qui s'engageront, puis ensuite ceux qui voteront, le feront-ils dans l'ombre d'un nombre de postes, de la couleur de la casaque, du partage des ors de la commune avec les puissants, ou le feront-ils à la lumière de la vie, des gens et de la ville?

 

C'est vrai que dans nos villes ouvrières, la sécurité de l'emploi est un luxe. Le palefrenier d'une équipe de course touche son salaire à panser le favori. Il faut être à la fois idéaliste, intellectuel, puriste, littéraire, poète, et philosophe pour entrainer l'outsider. Demandez donc à l'ânesse, ou au boeuf, s'ils préfèrent regarder passer les trains depuis leur enclos, ou monter dans les wagons d'un train de bestiaux. Ils vous brairont et meugleront "choisis le bon cheval pour ne pas perdre ton âne". 

Publié dans l'air du temps

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