La jeunesse n'y est pour rien

Publié le par Thierry Merlaud

Vous constatez, le réalisme des dérives de notre credo éducatif d’aujourd’hui, fort lointain, d’une époque d’exigences, de travail et de responsabilités. La jeunesse n’y est pour rien. Notre génération est responsable. Par faiblesse et par mensonges, envers nos « fils ». L’histoire retiendra notre lâcheté face à cette construction éducative, glorifiant une individualité exacerbée, fragilisée, qui nous entraînera à plus de violences ...

 

L’enfant, l’adolescent, le pré-adulte, l’adulte lui-même, sont spoliés du temps si précieux, à la construction individuelle et collective. La télévision, internet, les jeux vidéos, dénaturent l’être insidieusement, à une solitude maladive, à une instabilité psychologique. Un mal vivre digne des fleurs du mal. Toute cette substance audiovisuelle, agressive, immorale, manipulée, dont l’existence, implique l’indice d’écoute et la part de marché, contribue au lessivage des consciences, tout en facilitant le passage à l’acte, à la violence reproduite, copiée. On détruit ainsi la personnalité, l’intime de l’être, à une imitation starisée, de symboles à la mode, de réactions agressives où l’erreur n’est plus permise.

 

Les hommes politiques en savent quelque chose des come-back captés, sur des mots, des phrases annoncées, dans un jour néfaste, qui fleurissent ensuite le net, comme agissaient hier les dénonciateurs de l’étoile jaune. Ainsi nous nous condamnons nous-mêmes au silence, par la peur des mots, de vérités cachées, de raisonnement contraire à une doxa parisianiste, nous vivons l’enfer des autres à la sartrienne. C’est pour cela que nous ne pouvons plus employer notre riche vocabulaire et notre belle langue que pour laisser place à des onomatopées et des mimiques singées. Que penseraient les hommes du 17ème siècle de notre évolution ?

 

Enfin, le dernier point qui me paraît personnellement contributoire à la violence, c’est le relâchement de nos mœurs où ce qui était hier retenu, caché, devient aujourd’hui un exhibitionnisme outrancier, victimaire, où la normalité est la persécutrice. A mes yeux, cela est grave et nous en verrons les conséquences d’ici quelques années.

 

La violence est innée à l’homme. Elle est parfois nécessaire pour vaincre une injustice et l’honneur.

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