La cheville ouvrière

Publié le par Dominique Lévêque

20120418nr-Ces-agents-qui-protestent-contre-leur-sort.jpgA la mairie de Châtellerault (et la CAPC et le CCAS), ils sont 1200. Une cinquantaine dit dans la presse les problèmes de conditions de travail, de manque de reconnaissance, et d'un management qui fait tant de dégâts. Sous des allures de "statut en danger"  et de "politique municipale qui va dans le sens du plan gouvernemental", c'est "une pression et  un mal-être au travail" qui s'expriment.

 

Sans passer par la Lorraine, Mademoiselle Véronique Abelin, fille, directrice de cabinet et élue de son père, saute à sa rescousse. Il faut dire que les temps Sarkozy 2012 pourraient être aussi incertains que les temps Bayrou 2007.  Bref, il y aurait, selon elle, "une équipe de pilotes à la mairie". Prendre pour exemple le poste de photographe est révélateur. L'ancien a fait l'objet d'un lynchage public inadmissible, le plus récent a été le jeu d'intrigues mélangeant amitiés familiales et pouvoir de castratrices:  «Il y a un pilote dans la mairie, mais le rôle d'un pilote, c'est aussi de pouvoir dire non! "

    

D'un côté une gouvernance qui avait un boulevard avec le personnel municipal et qui a réussi à se mettre en travers. D'un autre, du personnel désoeuvré qui n'a que le levier syndical et politique pour pleurer une attente gâchée. Comme si les uns et les autres vivaient dans des mondes parallèles.

 

Il y a tant à faire ensemble pour peu qu'on s'écoute et qu'on se comprenne. Mais pour çà, il faut redonner la confiance et l'envie. Il faut casser les verrous d'un hiérarchie pesante au service d'un pouvoir confisqué. Seuls les incompétents confisquent l'autorité qu'ils n'ont pas naturellement.

Publié dans l'air du temps

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