Le Monopoly et l'abattoir

Publié le par Dominique Lévêque

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Soyons clairs: la petite ironie sur fond de Monopoly  marque la légèreté, pour ne pas dire l'inconsistance de la méthode Abelin. Celui là même qui voulait éradiquer la méthode "Tondusson" est tenu au collet par sa femme, sa fille et sa première adjointe, suivies de près par la secrétaire. Ce n'est pas mieux qu'une ancienne Premier Ministre, une femme conseillère régionale et une femme de directeur de cabinet. L'étiquette d’une soi disant "Équipe Abelin" cache lâchement un travail municipal et communautaire de plus en plus obscur.

 

Oui, les femmes de Jean-Pierre ABELIN le font naviguer à vue, et les anciennes résolutions de prospective se sont limitées à toujours différer les choix stratégiques, dans l'attente éternelle de conclusions de cabinets d'études coûteux.

 

Oui, Jean-Pierre Abelin est très gauche avec sa main droite: il n'a plus de programme et ne sait pas quoi faire de tous les bâtiments sinistrés qu'il récupère. D'abord, il accumule les sinistres et se contente de les constater. Ensuite, il avance par dépit, et non par choix:

  • Il avait promis une médiathèque sur le site de l'ancien hôpital, Madame Lavrard installe une "tête de réseau" à l'étage des halles qu'on ne sait plus comment utiliser (merci Monsieur Guérin),
  • il récupère un atout exceptionnel, le site de l'ancien Hôpital, mais il ne reste des promesses électorales que la partie culturelle, c’est à dire un centre d'architecture et l'office de tourisme chers à madame Lavrard,
  • il récupère l'école Krebs, jumelée au nouveau CCAS, mais il ne sait pas quoi en faire,
  • il réussit à mener à bien le nouveau conservatoire, sous la compétence culturelle de Madame Lavrard,
  • il récupère donc l'ancien conservatoire, madame Lavrard y installe les associations culturelles, sans travaux, alors que le bâtiment n'était plus adapté, bâtiment qui reste ainsi à charge,
  • il avait promis un CRIB (Centre de Ressource des Bénévoles) impulsé par certains de ses adjoints, mais Madame Lavrard a préféré son service Vie Associative, logé dans un l'école Denard, récupérée et occupée en patchwork,
  • il construit de nouveaux bâtiments pour une pépinière d'entreprises, mais le bâtiment de la Maison de l'Emploi n'est pas plein et des bureaux s'y ajoutent sans vision globale, par défaut de stratégie sur l'ensemble du patrimoine municipal et communautaire,
  • le centre Camille Pagé, libéré par ses prédécesseurs, est occupé au gré des demandes, par des associations oeuvrant dans le domaine de la Maison de l'Emploi ou du centre d'Ozon,
  • il avait promis une localisation du centre social d'Ozon  au cœur du quartier, mais sa fille a fait opérer la dissolution programmée des instances,  et le coûteux futur Centre de Loisirs va être sous occupé,
  • il devait vendre un hôtel d’entreprises pour que le nouveau CCAS soit moins financé par l'emprunt, mais on se contentera de transférer, à défaut de sauver l'Ecole de Gendarmerie, il n'obtient même pas la cession gracieuse des locaux, qu'il va payer et dont il attend des instructions pour l'utilisation,
  • il achète les anciens établissements Isoroy pour installer Eco-Mobilité qui tarde à venir, pendant que la région achète les anciens établissements Fabris, pour y mettre Solaire direct qui ne vient plus. Conflit d’intérêts et perte d’efficacité à la clé.
  • Il évoque la vente de la maison Descartes, ou de la Bourse du Travail mais rien ne bouge, mieux, il en occupe le garage dans des conditions précaires pour une association sportive,
  • les bâtiments ex Facedim bientôt libérés des archives, ne font l'objet d'aucun projet,
  • le projet de Targé autour de l'église n'avance pas, des bâtiments acquis sont à l'abandon,
  • il avait promis un nouveau plan de déplacements urbains, avec pistes cyclables et nouvelles lignes de bus, mais les pistes débouchent sur des bordures de trottoirs,

... j'en oublie sans doute encore.

 

Alors, oui, je ne suis pas rassuré que Monsieur Abelin ait à gérer la récupèration des bâtiments de l'abattoir.

 

Quant à dire que la vente des locaux avait été votée à l'unanimité du conseil municipal (voir Pratiques douteuses ), ce n'était pas dans l'optique de les récupérer. Que Monsieur Abelin assume ses erreurs d'appréciation.

   

Il ne faut pas que Jean-Pierre Abelin confonde Châtellerault avec un jeu de société que seul son père a gagné et qu’il voudrait offrir à sa fille.

Publié dans l'air du temps

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