Je m'balladais

Publié le par Dominique Lévêque

arambourousepia.jpgMercredi, 16H30, centre ville de Châtellerault. Je m'balladais sur l'avenue, le coeur ouvert, à l'inconnu, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui, n'importe qui, et ce fut personne, parce qu'il n'y a plus grand monde. Objectif: faire des photos d'identités. Pour faire des photos à Châtellerault, un seule solution, un seul remède: Arambourou! Que nenni: porte close, magasin vide. L'emblématique magasin 150naire est fermé définitivement pour cause d'intérês financiers divers. Aïe. Bon. Recherche. Photos. Il reste encore un magasin et un photographe.

 

Et puis, rue adjacente, deux commerces fermés avec des papiers qui cachent la vitrine. Et, puis, rue pietonne, un, deux, puis trois magasins fermés. Une agence immobilière même.

 

Alors, je me suis senti dans la peau de celui qui prend des risques avec son propre portefeuille pour investir:

 

Premier jour: réunion, déjeuner la Gourmandine. Bien. Diner, La Gourmandine. Oui. Demain, réunion, découverte de la ville, rue commerçante... Boulette! On rattrape le coup: "montrons lui le conservatoire". Ah! Il faut passer dans la Grand Rue de Châteauneuf et tous ses commerces fermés, la superbe patinoire. Re-boulette. Heureusement, diner ce soir à La Gourmandine. "Non, je rentre. A quelle heure est le prochain TGV? Quoi, pas avant demain et je ne serai à Paris qu'à 10H00? Euh, et le prochain avion à Poitiers? Jeudi prochain, pour Londres Stansted? OK. On va aller en boite pour passer la soirée. Il faut aller à Poitiers? Un bar d'ambiance, un pub? Fermé pour cause de mauvaises fréquentations? Et en Roumanie, y'a des terrains?" 

Publié dans l'air du temps

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Merlaud 23/02/2012 10:40

Excellent et réaliste votre billet, c'est un constat, si tu n'as besoin de rien, alors viens à Châtellerault !
Misère, misère dirait Coluche.
La découverte d'une ville à pied ou en vélo c'est excellent pour prendre la température sociale et économique des lieux.
Je comprends le départ de résidents-payants lassés de subir et de payer la politique de nantis qui ne vivent même plus dans la cité qu'ils créent mais dans des refuges tranquilles des alentours, en
retrait et loin des relents de la ville. Et comme cela suffisait pas, ils moralisent et tancent les "rebelles" à leur politique car seul leur point de vue est valable. Fermez le ban ! D'ailleurs
certains n'hésitent pas à vous balancer Allez courage !!!
Et comme dirait encore Coluche : On est pas là pour se faire engueuler ... lalala.