Guérineau : '' J'appelle clairement à voter Guérin ''

Publié le par Nouvelle République

En vieux sage qu'il est devenu, Gilbert Guérineau évoque les prochaines élections cantonales et la politique en général. Entretien pas piqué des vers.

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Gilbert Guérineau hier, dans son fief du quartier de Châteauneuf. - (dr)

 

Lorsque Gilbert Guérineau l'ouvre, généralement ça s'entend. A une semaine du 1 er tour des cantonales, l'homme de réseau et d'influence qu'il est encore, ancien directeur de cabinet d'Édith Cresson et ex-candidat sur le canton ouest où il avait mis en ballottage Joël Tondusson, parle politique. Et ça s'entend.

 

« On nous prévoit 60 % d'abstention. On a banalisé les élections en France. Il n'y a aucune excuse à ne pas voter [...] Je suis malheureux », s'insurge-t-il en vieux sage.

Et à part ça ? Que vous inspire la situation sur le canton ouest ?

D'un côté, on a un Sarkozyste : Mis. De l'autre côté Michel Guérin : j'appelle clairement à voter pour lui ! D'abord parce que c'est quelqu'un de gauche. Moi aussi !

 

'' Abelin, c'est pas lui qui tient la culotte ''

Ensuite parce que c'est lui qui connaît le mieux les problèmes de la ville et du canton avec les responsabilités qu'il a déjà eues. Il s'intéresse beaucoup à l'économie et à l'entreprise. En plus, c'est un mec globalement abordable. Et je suis sûr que lui participera aux réunions et aux commissions du conseil général.

 

'' Lui '', c'est une référence au conseiller général sortant ?

(Sourire) Parce qu'il y a un sortant ?

 

On se dit que si Gilles Michaud ne s'est pas présenté à l'ouest, c'est que l'opinion sur Guérin est plutôt bonne...

Oui, c'est ça ! Mais vous savez, je n'ai plus de relations, je veux dire politiques, avec Michaud. Il est radical de gauche. Pas moi. Il s'est présenté dans le canton sud car il est connu sur la Plaine d'Ozon. Il fait une bonne campagne. C'est le seul qui ne se trompe pas d'élection. Le PS a sorti des tracts, l'éternel baratin qui n'intéresse personne. Guérin aussi fait une belle campagne. C'est un gars de dossier. Il tiendra ses promesses. Cela dit, Guérin est au PS et je ne suis plus socialiste !

 

Vous appelez aussi à voter Gilles Michaud dans le canton sud ?

Michaud, non je ne le soutiens pas. En fait, je ne m'immisce pas dans la campagne du sud.

 

Parlons de la municipalité. Quel regard portez-vous sur le bilan d'Abelin à mi-mandat ?

Abelin, c'est pas lui qui tient la culotte à la mairie (sic), c'est sa fille et sa 1 re adjointe. Mais il ne faut pas croire que c'est gagné pour la gauche au prochain coup car il y a quand même des réalisations. Il ne faut pas prendre les choses à la légère.

 

Et les prochaines municipales ?

Politiquement, Abelin il n'a pas avancé. Quant au ticket Guérin qu'on nous promet... C'est un ticket mais ce n'est surtout pas remettre les mêmes et recommencer.

 

Que vous ont inspiré les déboires du PS et l'affaire de la candidature Deyna, cet été ?

La honte ! Mais j'ai aussi honte de ce qui se passe au niveau national au PS. On comprend pourquoi les gens sont dégoûtés.

 

Vous-même, à 68 ans, vous n'êtes plus candidat à rien ?

Si Tondusson avait été candidat sur le canton ouest, je remettais la sauce... C'est que le PS n'avait rien compris. Je ne suis pas candidat mais je continuerai à ouvrir ma gueule.

 

Propos recueillis

par Franck Bastard

Publié dans La revue

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