Et sans filet, s'il vous plait...

Publié le par Dominique Lévêque

"J'ai l'impression que le parti socialiste, depuis une dizaine d'années, n'a rien appris et rien oublié"

    Jean-Pierre CHEVENEMENT, dépêche AFP, 19 novembre 2011

 

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Publié dans l'air du temps

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Merlaud 28/11/2011 15:13

Monsieur Chevènement, sait de quoi il en retourne, dans son ressenti personnel, sur le parti socialiste de 2011.
Ce vieux soldat chenu qui inspire respect et qu’on écoute insuffisamment, reste un visionnaire sérieux.

Le PS, ce grand parti politique d’hier, a perdu beaucoup du sang son peuple, aujourd’hui. Que s’est-il donc passé ?

Il s’est laissé capter insidieusement, par des fils et des filles de nantis qui sont entrés au PS avec l’intérêt égocentrique de leur précieuse personne.

L’essentiel étant de satisfaire leur égo, de paraître, de se voir à la télé ou affichés dans des exhibitions médiatiques tapageuses !
Pensez donc, c’est quelque chose à la fin d‘être reconnu… Et, cerise sur le gâteau, devenir si possible l’homme de pouvoir en étant député, sénateur et pourquoi pas ministres, etc ... Ce noyautage
du PS par des privilégiés hypocrites qui prennent paroles pour la forme et refoulent du pied, l'ouvrier, l'employé, le smicard et toute cette masse puante d’une France qui sent la sueur, a les
mains calleuses et pue de la gueule, c’est la France d'en-bas comme dirait notre baudet local.
Le peuple, selon eux, ne comprend rien aux objectifs de leurs cornacs ; il faut les éduquer au concept du conditionnement par la pensée unique et le vote utile et on voit le résultat de cette
vilénie.

Le résultat, c'est une mosaïque mortelle de petits chefs, de clans, de bandes, de comités, qui conjuguent du moi-je, à tout-propos, qui lassent leurs anciens affidés par une dictature
intellectuelle, vers des rives politiques extrêmes ou d’abstentions.
Cette myopie et cette surdité socialiste est hypocrite, ils ne veulent pas entendre ni voir, la complainte des vrais souffrants et des plaies sociales béantes qui s‘annoncent.
Non, ils salivent comme le chien de Pavlov, leur victoire avant de l’avoir gagnée. C’est du grand Tartarin virtuel.
Rien n’a changé depuis l’ère mitterrandienne, ceux sont toujours des petites fatalités qui se prennent pour des providences.
Pendant ce temps là, notre héritage national se désagrège lentement mais sûrement.

Thierry, Merlaud.