Debout Monseignor, il est l'or

Publié le par Dominique Lévêque

Juillet 2012. Des médailles comme s'il en pleuvait. De l'Or, de l'Argent, du Bronze, qu'importe, mais des médailles. Qu'importe? Pas de l'avis de tous ces athlètes qui ont travaillé dur, et travaillé dur, et encore plus fort de jour en jour, pour dépasser les autres, pour se dépasser soi-même, pour donner, au détriment de leur loisir, le meilleur.

 

medailles_jo_2012.jpgEt le meilleur, c'est l'or. Quelques dixièmes de seconde d'écart, pour passer de l'argent à l'or. Parce que l'argent, c'est celui qui est là pour donner du sens à l'or. Parce que le premier n'est premier que parce qu'il y a un deuxième. "Le patron" comme le disaient les journalistes au sujet du champion en titre. Oui, celui qui porte la médaille d'or, c'est le patron de sa discipline, laissant aux autres l'or des autres disciplines.

 

Alors bien sûr, que la couleur de la médaille soit en or ou en argent, il s'en moque le champion. s'il est le premier. Alors bien sûr que le champion est d'autant plus champion qu'il le fait en toute humilité. Mais pas au point de négliger le résultat de son travail, c'est à dire la reconnaissance de son titre. Sinon, à quoi bon se battre, à quoi bon vouloir faire toujours mieux, à quoi bon conquérir quelque chose qui ne serait pas convoité? C'est l'essence même de la compétition, de l'excellence, d'une humanité qui progresse.

 

Les Jeux Olympiques, une leçon tout en symboles. Que seraient donc les JO si, comme à l'Ecole des Fans de Jacques Martin, on y disait: "tout le monde a gagné".

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