Dans le monde de la reflexion

Publié le par Dominique Lévêque

"Faire bouger les lignes", c'est l'amorce d'une campagne éventuelle pour démontrer "le sérieux et la solidité d'un homme d'état" mais aussi "sa dimension rebelle". Monsieur Jean-Pierre CHEVENEMENT voit la construction européenne "comme un déni de démocratie". L'ancien ministre se concentre sur "la crise de l’euro, celle de l’Europe supranationale", qui doit être l’occasion de revoir "l’architecture de la maison européenne".  Il critique la "timidité" de Martine AUBRY et François HOLLANDE sur le sujet.   

C'est à travers l’école sur laquelle il veut mettre l'accent, que l'intégration peut se faire, plaide-t-il. Ouvert sur le partage d'idées avec Monsieur Luc CHATEL, l'actuel ministre de l'Education, il n'hésite pas à confronter les éléments de construction.  

Globalement, juge-t-il, les socialistes "se sont laissés engluer", sur la sécurité, l’école ou l’immigration, "dans un discours victimaire qui, tenable dans l’opposition, handicape inévitablement l’action gouvernementale". A propos d'Arnaud Montebourg "Ce score manifeste l'exigence d'un redressement par rapport au social-libéralisme...Nous avons besoin de règles, de protections, d'un Etat stratège, d'une Europe de la croissance...Cette mondialisation biaisée au profit de pays à très bas coûts, avec un euro surévalué par rapport au dollar et au yuan, aboutit à la désindustrialisation de la France, à un chômage de masse".

       
"Je préfère le fondamental à l’éphémère". Perdu d'avance ou pas, il faut voir: un républicain, critique sur les autoroutes d'une pensée unique compassionnelle, homme sérieux et solide de ses expériences  avec aussi une dimension rebelle, prudemment ouvert sur son aile droite quand la gauche défaille..."Un ministre, çà ferme sa gueule ou çà demissionne".

Publié dans l'air du temps

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