Comme si la politique nationale avait fait ses preuves

Publié le par Dominique Lévêque

20130915nr-Entre-la-mairie-de-Jaunay-Clan-et-le-46-e-etage-.jpgCombien d'autres l'ont fait à temps? Francis Girault, habile maire de Jaunay-Clan et Conseiller général, passe la main. Dans l'article que la presse locale lui a consacré le 15 septembre dernier, on peut lire: "On se demande ainsi comment la présidence du conseil général de la Vienne où il siège depuis quarante ans a pu échapper à un homme aussi brillant [...] La vérité, c'est que cet élu qui se définit lui-même comme un « gestionnaire d'intérêts locaux » est un piètre politique. « Libéral-social », dit-il mais jamais engagé dans un parti et trop intransigeant dans un milieu où il vaut mieux savoir louvoyer."

Nous y sommes. Un homme brillant avec un idéal d'engagement est, en politique, l'ennemi public numéro 1, braqué par les armes de ceux qui craignent pour eux mêmes. L'article étaye son raisonnement: "Ses collègues qui savent combien il les méprise craignent ses réflexions pertinentes autant que ses remarques cassantes au conseil général. Ils s'amusent aussi de la très haute opinion qu'il semble avoir de lui-même et ont souri sous cape quand il a observé une grève de la faim pour protester contre la fermeture administrative d'une décharge."

Lui n'a pas cédé aux tentations d'une réussite facile dont il n'avait pas besoin par défaut de réalisation personnelle: « Après des visionnaires exigeants comme Abelin (NDLR le père) et Monory, ils ont préféré élire Alain Fouché qui se contenterait de leur donner des sous pour leur canton. Sa présidence marquée par le clientélisme a été catastrophique ».

Comme à Châtellerault la peur du vide dans la succession de la tornade Edith Cresson n'ouvre encore aujourd'hui la voie qu'à des secondes mains, la dépression de l'après René Monory n'a aspiré qu'une courtisanerie cupide, vénale et tribale. Les enfants vivent avec ce que leurs parents ont gagné. Ne croyez pas qu'il n'est question ici que de principes. Car c'est certainement parce que Francis Girault a privilégié le territoire à la nomenklatura que Jean-Pierre Abelin a anéanti le grand projet public de traitement des déchets de Châtellerault. Rappelons que Francis Girault avait sur ce dossier largement dépassé les clivages politiques pour s'allier à un Joël Tondusson alors échaudé.

 

Communistes, Socialistes, UDI avec ou sans MODEM, UMP, Front National commencent à bouger leurs pions en prévision des municipales 2014. Comme si le projet municipal ne venait qu'après. Comme si la politique nationale avait fait ses preuves.

 

Le dernier mot pour Francis Girault: « C'est dramatique ; ils jouent quand même avec un budget de 450 M€ ! »

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Thierry 19/09/2013 12:07

Analyse excellente