Chantal Culnard : '' Le CCAS est un très bon outil"

Publié le par Nouvelle République

Nouvelle directrice du centre communal d'action sociale, Chantal Culnard est arrivée au mois d'août à Châtellerault. Rencontre.

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« Il y a des choses à recadrer et d'autres à conforter. » -  - Photo NR

L'action sociale, ça la connaît ! Chantal Culnard a une déjà longue carrière dans le secteur (voir ci-dessous) et le détail de ses fonctions prend quelques minutes. Car la toute nouvelle directrice du centre communal d'action sociale est une passionnée. Enthousiasmée par le premier contact avec sa nouvelle ville d'adoption. « C'est une ville charmante, avec son secteur ancien et ses rues piétonnes. C'est une ville très agréable et très vivante, avec de bons restos. »

'' Le personnel

avait besoin

d'un cadre

et de sérénité ''

Souhaitant se rapprocher de la Région parisienne où travaille son mari - elle était jusque-là à Castres - elle a saisi l'opportunité de venir à Châtellerault où le poste était vacant depuis le départ à la retraite de Christiane Thoureau, l'intérim ayant été assuré par Michel Grangette. Arrivée au coeur de l'été, elle a déjà pris ses marques, dans un contexte de passation de pouvoirs difficile entre élus. « J'ai croisé Dominique Lévêque en entretien, j'ai appris sa démission par la suite » explique-t-elle laconiquement.

Françoise Braud a repris les commandes et Chantal Culnard se félicite « des relations qu'on a avec l'ensemble des élus ». Quel que soit leur bord politique. « Dans mon parcours, j'ai travaillé avec la droite et la gauche. A partir du moment où l'on est au service du public, je pense qu'on peut avoir une approche différente mais se retrouver sur des actions. Pour moi, il y a avant tout des projets à défendre. »

A la tête de 300 salariés dans des locaux tout neufs, Chantal Culnard juge le CCAS « un bon outil ». « Il y a des choses à recadrer et d'autres à conforter. On a une problématique financière difficile, et il faudra resserrer certaines choses. Le personnel avait surtout besoin d'un cadre et d'une certaine sérénité. » Depuis son arrivée, elle va sur le terrain à la rencontre des employés. « Ma porte est ouverte, c'est ma façon de travailler. S'il y a un problème, je suis là. »

Ses premières analyses lui ont permis de détecter des secteurs à surveiller. La petite enfance et la microcrèche « à conforter » et tout le secteur pour lequel « il faudra regarder le taux d'occupation », l'épicerie sociale, le travail avec les handicapés, les personnes âgées. « Il y aussi les jeunes qui tapent à la porte et pour lesquels on n'a pas vraiment de solution. » Bref, de nombreux dossiers qui lui font penser que, à 55 ans, c'est peut-être à Châtellerault qu'elle prendra sa retraite.

 

dates-clés

> 1979. Entrée au ministère du tourisme où elle s'occupe des subventions aux associations du secteur.

> 1988. Nommée directrice du CCAS de Gisors en Eure-et-Loir, une ville de 11.000 habitants.

> 1993. Ayant le désir de mobilité, elle prend le poste de directrice du CCAS de Villetaneuse (12.000 habitants) en Seine-Saint-Denis.

> 1996. Elle prend la direction du CCAS de Plumeliau (3.500 habitants) dans le Morbihan.

> 2003. Retour à Gisors où elle devient directrice ajointe des services de la ville.

> 2008. En charge du CCAS de Castres (42.000 habitants) dans le Tarn.

> 2010. Arrivée à Châtellerault en tant que directrice du CCAS.

Laurent Gaudens

Publié dans l'air du temps

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