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"La raison d'Etat, c'est la raison des bureaux"

Publié le par Dominique Lévêque

Profanation de la tombe de Clémenceau, huées du Président à l'occasion de la cérémonie du 11 novembre, l'Etat n'est plus respecté. Encore faudrait-il qu'il soit respectable. 

 

Anatole_France_-1891-.jpgCe n'est là ni une imprégnation de la morosité ambiante, ni une copie de philo du Bac 2013. Juste le constat de la sclérose des pouvoirs.

 Février 2010, le Préfet de la Vienne, représentant et garant de l'Etat sur le territoire est embarrassé par une histoire de reconnaissance de statut d'élu et de commune, associée. Il fait donc signer à sa place son secrétaire général une réponse invalidée plus tard par la mise à jour du Répertoire National des Elus (RNE), à l'occasion des signatures pour les candidats aux élections présidentielles. Ni le Préfet, ni Jean-Philippe Setbon, le secrétaire général, ne furent inquiétés, bien sûr.

 Juillet 2010, un élu qui s'exprime publiquement perd ses délégations pour des motifs discutables. Le Préfet saisi pour un contrôle de légalité fait répondre le Sous-préfet de Châtellerault "aussi, le délégué doit respecter les orientations politiques du conseil municipal qu'il représente". Ce qui ne marche pas pour les délégués de l'opposition. Et ce qu'apprécient, entre autres, les électeurs encore convaincus par leur démocratie.

Mars 2013, Jean-Pierre Abelin retire la parole d'un élu en plein conseil municipal, sur un motif qu'il renie lui-même au cours de la même séance. L'élu porte plainte. Cette fois, c'est l'actuel Sous-préfet, Véronique Shaaf-Lenoir, qui excelle en matière d'impartialité de l'Etat: ".. j'ai saisi Monsieur Jean-Pierre Abelin... ce dernier m'a informé que...". Madame le Sous-préfet conclue donc l'affaire huit mois plus tard "Telles sont les précisions communiquées par le maire de Châtellerault".

Blancs bonnets, bonnets blancs, bonnets rouges... Anatole France l'écrivait ainsi dans L'Anneau d'améthyste (1899): "Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d'Etat, c'est la raison des bureaux. On nous dit qu'elle est auguste. En fait, elle permet à l'administration de cacher ses fautes et de les aggraver." 

Publié dans l'air du temps

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Les béatitudes gagnent 1 point, la crêche en net recul

Publié le par Dominique Lévêque

sondage_499x246.jpgSi le contexte châtelleraudais 2007-2008 n'est pas transposable, le contexte politique national non plus. Car la mise en bouche de ce menu des municipales 2014 est une recette indigeste tirée d'expériences chimiques ou météorologiques empiriques: "Les médias veulent un duel Abelin-Guérin... il reste à modeler de part et d'autre les alliances, les dosages, les ralliements... pèse encore l'hypothèque FN, qui peut faire un score à deux chiffres et créer la triangulaire. Et le désintérêt, les abstentions... l'union de la gauche affaiblira Lutte Ouvrière... le Parti Radical de Gauche... aujourd'hui dans la majorité gouvernementale et parlementaire... La troisième voie ... seule, demain c'est 3,26 %..." et côté presse "le parti de gauche orphelin des communistes, un rapprochement avec les verts, le PCF à la carte, l'union de la gauche..."

Le quotidien des chatelleraudais n'est pourtant pas là: "il manque de l'envie à cette ville". Les préoccupations sont plutôt à regarder du côté des impôts, du stationnement, de l'animation, de l'état des chaussées et des bâtiments publics, des installations sportives et culturelles, de l'emploi, de l'attractivité de la ville et donc de la valeur de l'immobilier... Ces données là ne se mesurent pas en poids politique, mais en côte d'amour, en fierté ou en envie. Quand elles se mesurent en grogne, la cabane est sur le chien. Ce même chien qui se jette sur les séquelles de sabots et qui a peur de l'orage.

Quand bien même le pré à l'herbe grasse serait-il grand à deux, il faudra sans doute plus qu'une biscotte pour divertir l'âne qui le garde.

Publié dans Aux thématiques

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Le bon cheval

Publié le par Dominique Lévêque

En 2012, la France a choisi son Président. Même 2 fois si l'on tient compte de l'opération de communication des primaires. La preuve est désormais faite qu'il faut bien distinguer la capacité d'un candidat à se faire élire et son aptitude à exercer son mandat. De nombreuses similitudes entre le national et le local à Châtellerault existent avec un léger décalage temporel. Et spirituel.

 

Le municipales 2014 approchent à grand pas. Isaïe l'avait bien dit: "Le bœuf connaît son propriétaire et l'âne la crèche de son maître", reprochant au pays de ne pas connaitre, et au peuple de ne pas comprendre. Il ne s'agit pas de choisir entre le boeuf et l'âne gris, mais  de s'en remettre à la sagesse de son ânesse. Pour choisir le bon cheval.

lebonchevalD'abord ceux qui s'engageront, puis ensuite ceux qui voteront, le feront-ils dans l'ombre d'un nombre de postes, de la couleur de la casaque, du partage des ors de la commune avec les puissants, ou le feront-ils à la lumière de la vie, des gens et de la ville?

 

C'est vrai que dans nos villes ouvrières, la sécurité de l'emploi est un luxe. Le palefrenier d'une équipe de course touche son salaire à panser le favori. Il faut être à la fois idéaliste, intellectuel, puriste, littéraire, poète, et philosophe pour entrainer l'outsider. Demandez donc à l'ânesse, ou au boeuf, s'ils préfèrent regarder passer les trains depuis leur enclos, ou monter dans les wagons d'un train de bestiaux. Ils vous brairont et meugleront "choisis le bon cheval pour ne pas perdre ton âne". 

Publié dans l'air du temps

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L'école de la vie

Publié le par Dominique Lévêque

pub_ffr_rugby_valeurs_vie.jpgTerrain de rugby, Saint Georges les Baillargeaux, samedi 9 novembre 2013.

 

Le tournoi des petits, moins de 7 ans, moins de 9 ans et moins de 11 ans, a lieu malgré la pluie incessante, pénétrante et froide. Qu'ils sont heureux tous ces enfants bientôt enrhumés d'avoir évité la télé! Châtellerault gagne le premier match, haut la main. Pour le deuxième, c'est la toute neuve équipe de Couhé, des bleus, qui ne touche pas terre. A la mi-temps, l'entraineur courageux reçoit l'aide des encadrants de Châtellerault: on mélange les équipes. La seconde mi-temps est fabuleuse, c'est joli à voir, et en plus, çà réchauffe le coeur.

Et puis, sur la touche, on imagine un instant, le sourire accroché sous les cheveux, la même leçon d'humanité et de solidarité en politique. Imaginez plutôt, Sarkozy qui prêterait ses ministres à Hollande pour terminer le mandat la tête haute...

Il faut dire que le matin, on avait eu droit à la bourse aux fossiles avec Jean-Pierre Abelin, Catherine Abelin, Véronique Abelin... De quoi avoir envie d'un peu de romantisme dans l'après-midi.   

Publié dans l'air du temps

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