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On est fait pour s'entendre: le cumul des mandats

Publié le par Dominique Lévêque

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Dans réformer, il ya RE et FORMER

Publié le par Dominique Lévêque

Il y a trop de communes, trop d'élus, trop d'instances, trop de blocages, trop de collectivités qui travaillent sur les mêmes sujets... Tout cela est coûteux, et ralentit les systèmes, amoindrit la réactivité. Le gouvernement précédent avait donc lancé une grande réforme des collectivités et des politiques publiques, la fameuse RGPP (à vos souhaits).

 

Un principe de base en était de faire siéger au conseil régional les mêmes élus qu'au conseil général (département). Ces élus, qui se seraient appelés des conseillers territoriaux, auraient été choisis sur des cantons plus ou moins retouchés, pour représenter la population dans chacune des deux instances. Cette proposition avait quelques avantages: d'abord, on diminuait très sensiblement le nombre de "petits" élus, et donc d'indemnités, mais on diminuait aussi les blocages dus aux incompatibilités de personnes. Ensuite, on permettait une transition naturelle vers la nouvelle exigence internationale de dimensionnement des entités qui fait évoluer commune-département-état vers communauté d'agglomération-Région-Europe.

 

Un autre principe de base en était de supprimer la compétence générale, c'est à dire de ne plus permettre à une collectivité d'exercer, en plus de ses compétences obligatoires, celles qu'elle voulait bien se donner. Exemple: la communauté d'agglomération et le département pouvaient financer l'insertion et l'emploi, avec bonheur quand il y avait complicité, moins heureusement quand il y avait opposition. La suppression de la compétence générale, c'était donc "chacun s'occupe de son truc, et s'il le fait bien, çà sera déjà pas mal". C'était aussi éviter les "pertes en lignes" de l'argent des contribuables.

 

La réforme est morte née par un changement de gouvernement, et par la résistance des élus locaux. Côté gouvernement, il faut craindre un déni systématique des propositions précédentes. Côté élus locaux, la ficelle est un peu grosse, car c'est la peur de perdre sa petite parcelle de pouvoir et sa petite indemnité qui les a tous réunis pour crier au scandale "et la proximité? -mais qui voit donc son conseiller général régulièrement?" "et le travail de terrain? -mais que font les techniciens et les administratifs?". Dernières résistances en date: les syndicats d'eau, le binôme de territoriaux... Pourtant, il serait temps d'être un peu raisonnables.

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Miroir, mon beau miroir

Publié le par Dominique Lévêque

miroir.jpg

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Clientélisme vs Audace: 1-0

Publié le par Dominique Lévêque

Certes, Châtellerault n'est pas la seule ville moyenne à connaître les difficultés économiques et les stigmates de la récession. Mais Châtellerault est de taille ingrate: suffisamment grande pour tirer une partie du département, suffisamment petite pour se faire étouffer par les pôles régionaux voisins.

 

20120215nr-zone-economique-chatellerault.jpgLe choix est simple: la résistance consciencieuse avec l'alibi du contexte ou l'audace de sortir de sa condition. Le premier cas, c'est ce que nous avons déjà vécu sous les mandats de Geneviève Abelin, Joël Tondusson, et Jean-Pierre Abelin. Le second cas, c'est ce que nous avons vécu avec Pierre Abelin ou Edith Cresson. N'y voyez pas une histoire de personnes, mais une histoire de méthodes: d'un côté tenter de maintenir des acquis, subir et de l'autre prendre des risques, créer, innover.

 

Il n'est pas question ici de créer des "états généraux", ou des "commissions", ou encore de lancer une "consultation" ou une "large concertation"...

 

Il faut agir. Et annoncer après. Il ne faut pas qu'un théâtre qui séduirait des cadres. Il faut aller chercher  des entreprises là où elles ne sont pas tout à fait bien. Il ne faut pas développer une cellule économique à la mairie de Châtellerault avec  des horaires d'administration. Il faut des commerciaux itinérants qui vendent la ville en région parisienne, dans l'est, à l'étranger, avec dans leur attaché caisse des temps de transport, la pression fiscale du foncier, la mesure de l'investissement... Il ne faut pas un magazine municipal creux, ou un dossier fastidieux de 350 pages, il faut une communication nationale ambitieuse.

 

Il ne faut pas une longue liste d'équipements à moitié refaits, qui maquillent les rides de la ville, il faut construire les équipements qui lui donnent un nouveau visage. En clair, le choix de refaire l'actuelle patinoire, ou celui de déménager un étage de la bibliothèque pour l'appeler médiathéque, ne donne que l'illusion de l'action pour se faire élire, mais ne remet pas le navire à flots. Clientélisme vs Audace: match retour en 2014?

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On est fait pour s'entendre: exil fiscal, réindustrialisation...

Publié le par Dominique Lévêque

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Economie, emploi, économie d'emplois

Publié le par Dominique Lévêque

Nouvelle inauguration "sous le haut parrainage des financeurs de l’extension" le 26 janvier prochain à la pépinière d'entreprises. Il faudrait en déduire que l'actuel maire président serait meilleur que le précédent pour l'économie de sa ville. Vu le contexte, après la fermeture de Fabris, la Fonderie du Poitou Aluminium sous perfusion, la Fonderie fonte au ralenti, la suppression de la base Coop Atlantique, les menaces chez Snecma, l'echec d'Eco-Mobilité, de Solaire Direct, le retard sur le transfert de Délipapier, pas de quoi pavoiser.
 
19870000actumatch Rene-Monory futuroscopeIl faut bien comprendre que la pépinière d'entreprises, c'est proposer des locaux et des services mutualisés à des petites et moyennes entreprises, l'investissement et une part de fonctionnement étant à la charge de la collectivité, c'est à dire des contribuables. C'est évident, le succès de la pépinière ne gage pas de la quantité d'entreprises créees. Il est bien difficile de mesurer la part d'entreprises qui se seraient installées et qui trouvent là plus de confort, et la part de celles qui ne seraient pas venues. Une certitude, les entreprises créatrices d'emploi et d'activité ne viennent pas beaucoup plus sur la nouvelle zone de Valette qui n'a trouvé qu'un nom. Elles ne revivifient pas non plus la zone Nord.
 
Comme à vélo, plus la côte est raide, plus il faut appuyer sur les pédales. De Gaulle écrivait "Face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur". Quant à René Monory, n'a-t-il pas eu l'audace de bâtir le Futuroscope sur rien?
 

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Remettre l'école au centre de la société

Publié le par Jean-Pierre CHEVENEMENT

JP-Chevenement-01.jpgL’Ecole française est en panne. Ce phénomène n’est pas nouveau... Les statistiques montrent une lente régression du système éducatif français en trois domaines: la langue, les maths et les sciences. Cette panne est le symptôme du délitement de l’Ecole républicaine dont les valeurs (savoir, effort, autorité des maîtres) ont cessé d’être portées depuis déjà fort longtemps.

 

Ma critique va au-delà des suppressions de postes. Elle touche à la fois l’indifférence que la Droite manifeste à l’égard de l’Ecole publique et les dérives des pédagogies qui, au prétexte de laisser les élèves "construire leur savoir", les abandonnent en fait à l’obscurantisme. Jadis fer de lance de "la lutte contre l’ignorance", l’Ecole devient "lieu de vie", ouverte à tous les vents.

 

Il est nécessaire de réagir. Bien entendu, on ne relèvera l’Ecole de la République qu’avec la République elle-même. L’Ecole doit être remise au centre de la société et les enseignants, convaincus qu’ils font le plus beau métier du monde, au service de valeurs toujours jeunes: celles de la République.

 

Je propose deux priorités. D’abord, donner des moyens aux écoles primaires et maternelles. Il faut que celles-ci puissent combler, dès l’âge le plus tendre, les retards qu’on observe chez beaucoup d’enfants en matière de vocabulaire et de grammaire. On doit pouvoir réduire de quatre à un le nombre des élèves "décrocheurs" par des pédagogies plus actives et plus directives. Ce sont les classes les plus défavorisées qui ont le plus besoin d’une école structurée. Deuxième objectif, accroître à nouveau le nombre des élèves ayant accès à l’enseignement supérieur... L’Education nationale doit redevenir la grande priorité d’une République aujourd’hui à refaire.

 

Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Libération, 5 septembre 2011

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La jeunesse n'y est pour rien

Publié le par Thierry Merlaud

Vous constatez, le réalisme des dérives de notre credo éducatif d’aujourd’hui, fort lointain, d’une époque d’exigences, de travail et de responsabilités. La jeunesse n’y est pour rien. Notre génération est responsable. Par faiblesse et par mensonges, envers nos « fils ». L’histoire retiendra notre lâcheté face à cette construction éducative, glorifiant une individualité exacerbée, fragilisée, qui nous entraînera à plus de violences ...

 

L’enfant, l’adolescent, le pré-adulte, l’adulte lui-même, sont spoliés du temps si précieux, à la construction individuelle et collective. La télévision, internet, les jeux vidéos, dénaturent l’être insidieusement, à une solitude maladive, à une instabilité psychologique. Un mal vivre digne des fleurs du mal. Toute cette substance audiovisuelle, agressive, immorale, manipulée, dont l’existence, implique l’indice d’écoute et la part de marché, contribue au lessivage des consciences, tout en facilitant le passage à l’acte, à la violence reproduite, copiée. On détruit ainsi la personnalité, l’intime de l’être, à une imitation starisée, de symboles à la mode, de réactions agressives où l’erreur n’est plus permise.

 

Les hommes politiques en savent quelque chose des come-back captés, sur des mots, des phrases annoncées, dans un jour néfaste, qui fleurissent ensuite le net, comme agissaient hier les dénonciateurs de l’étoile jaune. Ainsi nous nous condamnons nous-mêmes au silence, par la peur des mots, de vérités cachées, de raisonnement contraire à une doxa parisianiste, nous vivons l’enfer des autres à la sartrienne. C’est pour cela que nous ne pouvons plus employer notre riche vocabulaire et notre belle langue que pour laisser place à des onomatopées et des mimiques singées. Que penseraient les hommes du 17ème siècle de notre évolution ?

 

Enfin, le dernier point qui me paraît personnellement contributoire à la violence, c’est le relâchement de nos mœurs où ce qui était hier retenu, caché, devient aujourd’hui un exhibitionnisme outrancier, victimaire, où la normalité est la persécutrice. A mes yeux, cela est grave et nous en verrons les conséquences d’ici quelques années.

 

La violence est innée à l’homme. Elle est parfois nécessaire pour vaincre une injustice et l’honneur.

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On est fait pour s'entendre: violence et société

Publié le par Dominique Lévêque

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Une frangipanes individuel

Publié le par Dominique Lévêque

Fut un temps où l'on montrait aux enfants les affiches en ville, les étiquettes dans les vitrines, ou le journal pour qu'ils complètent leurs connaissances en expression et en orthographe. C'est révolu. Pour exemple cette vitrine de confiserie prestigieuse, à Châtellerault, qui étiquette un "Petit model". Ou cette boulangerie qui propose une "part de frangipanes individuel".

 

Côté élèves, la "5ème est une classe inutile". Côté profs, on attend la contre-réforme avant d'appliquer la réforme. Les textes officiels se multiplient, les directives s'entassent, les "non-productifs" de l'éducation, c'est à dire tous ceux qui ne sont pas face aux élèves, comptent depuis leurs bureaux les baisses de postes enseignants. Il faut séduire les élèves pour prévenir de la révolte sociale au prix de l'organisation du système. Il faut flatter les parents pour assurer les recrutements au prix de l'éducation.

 

Comme l'écrivait récemment dans son blog Gilles Michaud, "L'école se mêle de tout: la prévention routière, le sport, des initiations sociales diverses, au détriment du fondamental: écrire, lire, compter, se situer dans le temps (histoire) et dans l'espace (géographie)..." Tout est transformé en étude juridique ou en ligne budgétaire.  La France s'autoflagelle sur ses chiffres scolaires, alors qu'elle n'a pas à rougir de son système. On découd les principes fondateurs de la société en faisant miroiter de la liberté. Mais on ne génère qu'un désordre porteur d'inégalités.

 

Refondons l'école, peut être, mais dans quel référentiel? Car Jules Ferry est mort, la III ème République aussi, et la V ème est agonisante.

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