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Remettre l'école au centre de la société

Publié le par Jean-Pierre CHEVENEMENT

JP-Chevenement-01.jpgL’Ecole française est en panne. Ce phénomène n’est pas nouveau... Les statistiques montrent une lente régression du système éducatif français en trois domaines: la langue, les maths et les sciences. Cette panne est le symptôme du délitement de l’Ecole républicaine dont les valeurs (savoir, effort, autorité des maîtres) ont cessé d’être portées depuis déjà fort longtemps.

 

Ma critique va au-delà des suppressions de postes. Elle touche à la fois l’indifférence que la Droite manifeste à l’égard de l’Ecole publique et les dérives des pédagogies qui, au prétexte de laisser les élèves "construire leur savoir", les abandonnent en fait à l’obscurantisme. Jadis fer de lance de "la lutte contre l’ignorance", l’Ecole devient "lieu de vie", ouverte à tous les vents.

 

Il est nécessaire de réagir. Bien entendu, on ne relèvera l’Ecole de la République qu’avec la République elle-même. L’Ecole doit être remise au centre de la société et les enseignants, convaincus qu’ils font le plus beau métier du monde, au service de valeurs toujours jeunes: celles de la République.

 

Je propose deux priorités. D’abord, donner des moyens aux écoles primaires et maternelles. Il faut que celles-ci puissent combler, dès l’âge le plus tendre, les retards qu’on observe chez beaucoup d’enfants en matière de vocabulaire et de grammaire. On doit pouvoir réduire de quatre à un le nombre des élèves "décrocheurs" par des pédagogies plus actives et plus directives. Ce sont les classes les plus défavorisées qui ont le plus besoin d’une école structurée. Deuxième objectif, accroître à nouveau le nombre des élèves ayant accès à l’enseignement supérieur... L’Education nationale doit redevenir la grande priorité d’une République aujourd’hui à refaire.

 

Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Libération, 5 septembre 2011

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On est fait pour s'entendre: politique et liberté

Publié le par Dominique Lévêque

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La voix de son maître

Publié le par Dominique Lévêque

Le 9 décembre 2012, l'UDI (Union des Démocrates Indépendants) tenait une réunion constituante de ses cadres. Monsieur le Président Valéry Giscard d'Estaing est intervenu par vidéo (ci-dessous), rappelant la construction de l'UDF en son temps, citant à l'occasion Jean Lecanuet ou Pierre Abelin. Et il conclut son propos par

 

 "Essayez de réussir par vos idées et non par des manoeuvres. Je vous souhaite bonne chance!"

 

A bon entendeur, de France, de Navarre, ou de Châtellerault, Salut!

 

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Sur les pas de Théophraste

Publié le par Dominique Lévêque

20121229museerenaudot-theophraste-renaudot.jpgDans un contexte de censure et de contrôle de la presse par l’Etat, Théophraste Renaudot, loudunais, avait obtenu dès 1631 un privilège royal lui garantissant le monopole de l'information. Dans un contexte de monopole de l'information et de contrôle de l'Etat par les médias, qui saurait obtenir dès 2013 un privilège médiatique?

 

Car là aussi, c'est un petit monde. Il y a ceux qui sont à la bonne: Michel Guérin, le messie socialiste châtelleraudais comme le fut Strauss Kahn en France en 2010, Christian Michaud avant les législatives 2012, Véronique Massonneau après les législatives 2012, le pâtissier Raveau...

 

Il y a ensuite ceux qui sont publiés à "l'arrachée", comme Gilles Michaud, ou le clan Abelin, qui doivent multiplier les communiqués pour obtenir quelques lignes d'expression assaisonnées de commentaires acerbes. Il y a enfin ceux pour lesquels le hasard et la ligne éditoriale font taire le nom ou les propos, sauf à y trouver motif de sensationnel.

 

Quelques titres récents: la "choucroute de l'UMP", ou "Châtellerault, priorité du PS en 2014", "Abelin répond à Massonneau" ou "Se développer en tenant compte des réalités". L'éditorialiste donne la parole équitablement: animatrice, mais fille de collègue ou d'élu, président d'association, mais membre d'un parti politique et jadis sur des listes électorales, témoin de l'homosexualité, mais élu... Que ces derniers soient assurés de toute l'affection qu'on leur porte et de toute la  pertinence et la légitimité qu'on leur reconnaît. Ce n'est pas écrit dans le journal, mais "on ne défend pas toutes les causes justes avec un arc trop tendu".

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