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Le dernier rempart

Publié le par Dominique Lévêque

maryse-lavrard.jpgLe dernier rempart de la ville va disparaitre! Tout sera détruit. «Tout ce qu'on fouille et étudie sur site est appelé à être détruit par la suite pour l'implantation du cinéma», indique Maryse Lavrard, première adjointe en charge du patrimoine, dans la presse.

 

Ne nous laissons pas aller à l'idée que Maryse Lavrard assiège les remparts de la ville pour y faire son cinéma, en vue des élections municipales.  N'imaginons pas non plus que la lecture du "Gendarmes: remparts de la société" de Gustave Flaubert l'ait incitée à faire disparaitre tout souvenir de l'école de gendarmerie. Ne soupçonnons pas une volonté de digérer Targé, guidée par Sylvain Tesson qui écrit: "Autrefois les remparts empêchaient les villes de déborder dans la campagne."

 

Voyons plutôt l'opportunité pour la Police Municipale fraichement constituée de profiter des fouilles pour s'exercer.

 

Donnons plutôt à Maryse Lavrard le crédit d'être inspirée par Horace "L’homme d’honneur n’a pas de rempart aussi sûr qu'une âme sans remords et qu’un coeur toujours pur». A moins que Saint Augustin ne lui ait dicté "la prière est le plus grand rempart de l'âme". A propos de crédit, combien ça coûte ? La ville va débourser 135.000 € pour ces trois semaines de fouilles archéologiques. Alexis Carrel avait pourtant averti: "Seul l'amour a la puissance de renverser les remparts derrière lesquels s'abrite notre égoïsme..."

 

C'est peut-être à cette idée que Maryse Lavrard partage les vérités de son âge moyen alors que le cinema enfouiera bientôt les fosses du moyen âge.

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"Son œuvre accomplie, il l’oublie, c'est pourquoi elle dure toujours"

Publié le par Jean-Pierre CHEVENEMENT

Le MRC n'est pas qu'un parti, c’est d’abord un courant d’idées ancré dans 40 ans d’histoire politique française depuis le Congrès d’Epinay en 1971. C’est une boussole, indispensable à la gauche et à la France. Il doit parler le langage de la vérité qui, par principe, est celui de l’intérêt général. Combattre la facilité, celle du mensonge triomphant qu’ânonnent ceux qui se soumettent par principe aux puissants. Être libres, être citoyens, être Français, c’est-à-dire hommes et femmes de caractère, francs comme l’est le nom de notre pays. Nous devons retrouver la « grande vue », la vue générale, qui nous permettra de sortir la France de l’ornière.

 

Certes il y a beaucoup à faire pour repenser l’euro d’abord mais aussi pour fonder un nouveau « pacte social », afin de réaliser cette « Alliance des productifs » qui est la clé du redressement. Mais c'est ainsi que la France ira « du déclin au renouveau », selon l’expression employée jadis par le Général De Gaulle.

 

Madame Merkel ne peut pas prendre la responsabilité de faire apparaître l’Allemagne, pour la troisième fois en l’espace d’un siècle, comme le pays qui conduit l’Europe au naufrage. L’Allemagne défend en principe la responsabilité des États. Elle a raison jusqu’à un certain point. Mais si c’était le système européen, tel qu’il a été conçu, qui conduisait à des distorsions insoutenables ? N’est-il pas possible de le corriger ? de rétablir des amortisseurs tenant compte de la compétitivité relative de chaque pays ?

 

J’ai la conviction que nous pouvons être « le sel de la terre » à condition de présenter nos vues de manière positive, en nous appuyant sur la marche des événements.

 

Nous n’acceptons pas le fameux grand saut fédéral. Nous n’acceptons pas "Le passage à l’Europe" payé du sacrifice de la France et de la fin de la démocratie.

 

Pour ma part, Président d’Honneur destiné à s’effacer, je vous lègue mon rêve, celui du Tao Te King, selon Lao Tseu, comme dernier distique. Il vous demande une rude tâche:

«che2012 2 Il agit sans rien faire

Et enseigne sans rien dire

Les choses apparaissent et il les laisse venir

Les choses disparaissent et il les laisse partir

Il a, mais ne possède pas

Agit mais n’attend rien

Son œuvre accomplie, il l’oublie

C’est pourquoi elle dure toujours. »

 

Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens, à la France, terre de liberté, d’où un « cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas ». Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller, Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.

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Le geste nu, la parole exubérante*

Publié le par Dominique Lévêque

20081005 fete ail modNouvelle République du 5 décembre 2012, interview de Joël Tondusson: "-Jean-Pierre Abelin a rendu hommage à votre travail, lundi soir, lors de l'annonce votre démission, vous lui dites quoi ? -Je peux lui rendre la pareille même si on n'est pas sur la même ligne politiquement. Quoique ça ne soit pas si éloigné que ça !".

 

Ou encore, "Bidron, c'était un homme attaché à ses convictions, je l'aimais bien moi...".

 

Ou, quand l'opposition relève l'action passée de René Wittersheim aux sports, avec reconnaissance, "Oui, moi aussi, je salue l'action de René Wittersheim qui a fait beaucoup pour le sport à Châtellerault..."

 

Certains diraient que s'ils étaient si formidables, il fallait leur laisser la place. D'autres évoqueraient des paniers de crabes. A moins que ce soit le sentiment des défaites vécues ou à venir qui incite à se serrer les coudes.

 

*"Les éditions Actes Sud publient un ouvrage du philosophe peu connu Michel GUERIN, "Philosophie du geste". L'auteur s'est attaché à revaloriser le geste, nu alors que la parole est vêtue, parfois luxueusement, économique alors que la parole est majestueuse ou exubérante; " Blog Gilles Michaud, 25 janvier 2012.

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Laïcité chérie, démocratie adorée, ronronnement assuré

Publié le par Dominique Lévêque

20111129nr-conseil-municipal-copie-1.jpgConseil municipal ce jeudi 13 décembre 2012. Le débat d'orientatioin budgétaire n'a été qu'un exercice de style où la majorité dit "Le contexte est difficile, mais nous on est fort on y arrive mieux que les autres" et où les oppositions, qui ne peuvent pas atteindre la méthode, cherchent des petites bêtes pour faire vasciller l'équipe aux commandes.Bof!

 

Plus sympa, et très significatif de la considération apportée par le maire à son conseil (le mot conseil est d'ailleurs très approprié ici), la pitoyable orchestration du vote du délégué communautaire qui prend la place de Monsieur Tondusson. La majorité choisit son opposition, et, sans doute toujours persuadée que les communistes l'ont aidé par le passé, leur fait un petit clin d'oeil en taclant celui qui agace. Décidémment, après Dominique Lévêque en 2010, puis le maire de Bellefonds cet été, Cyril Cibert est écarté de l'agglomération au motif qu'elle serait consensuelle. Les plus charismatiques, c'est à dire les forts en gueule, dérangeraient une assemblée installée confortablement dans un équilibre entre maires socialistes et majorité châtelleraudaise.

 

Bon, à part çà, tout le monde vote pour la réglementation du stationnement, alors que c'est de plus en plus la galère pour pratiquer le centre ville. C'est sûr que quand on stationne dans le parking de la mairie pour aller faire ses courses, quand on y fait ses courses, on ne peut pas savoir.

 

Monsieur Tondusson signe une convention avec le maire pour occuper un cabinet médical financé par la collectivité, et çà ne choque personne. Ouf, il n'est plus au conseil...

 

Et tout le monde vote le traitement des déchets dont on connait la polémique en d'autres lieux...

 

Ah, quand même, çà tique sur un énième "diagnostic de territoire", c'est à dire un audit, ici sur l'insertion,  déjà fait il y a deux ans, et faisable en interne.

 

Châtelleraudaises, Châtelleraudais, laïcité et démocratie à la bouche ne valent pas toujours habileté du geste et sincérité du coeur.

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Pourquoi tant d'éclectique?

Publié le par Dominique Lévêque

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Au niveau de Jules Ferry ou Louise Michel

Publié le par Dominique Lévêque

La France peut être fière de sa laïcité, composante induite d'une République de liberté, d'égalité et de fraternité. Les humanistes le défende avec ferveur: il faut "assurer la tolérance réciproque, le respect mutuel et inciter les êtres humains à la solidarité". Il faut veiller face aux groupes identitaires, face aux "exactions, saccages et meurtres entre pro et antireligieux".

 

Mais où sont donc cachés respect mutuel et tolérance dans "Ce sont encore les propos de l'Église catholique au sujet du projet de loi sur l'ouverture du mariage civil à tous les couples, propos témoignant de positions arriérées, voire obscurantistes, en décalage complet avec les nécessaires évolutions sociales et politiques de notre temps»?

 

Car célébrer la laïcité permet de tenir vive la flamme d'un droit universel pour vivre sa religion ou sa non-religion, à condition de garantir la neutralité de l’Etat. Jean-Pierre Raffarin l’exprimait ainsi : "On ne peut pas empêcher l'Eglise de penser, de prier". Pourquoi des humanistes empêcheraient-ils certains de s'exprimer ? La laïcité connaitrait-elle l’extrémisme? Ou serait-elle l’outil d’un parti politique pour mener le combat d'un gouvernement?

 

Demander à la laïcité de « bouffer du curé », c’est comme faire de la parité forcée dans les élections cantonales un aveu de ségrégation, comme l'exprimait hier Catherine Coutelle. Les combats de toutes ces femmes et ces hommes ne doivent pas s'abaisser au niveau des raccourcis idéologiques dignes d'une publicité de spécialité laitière. Ces raccourcis sont trop souvent dictés par la merdiatisation des questions de société. Les vrais dangers sont là: confondre l'angélisme d’un monde « HD » et la sérénité de toujours se référer à des valeurs supérieures, à une certaine idée de l'intérêt public. Selon les termes de Jean-Pierre Chevènement, "la République est un régime de droit mais pas de faiblesse."

 

Quelle sacrée bonne idée de rappeler aussi souvent qu'il est possible le principe de laïcité. Concluons par un extrait de la lettre de Jules Ferry aux instituteurs, le 17 novembre 1883 :

La loi "met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier ; d'autre part, elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'Église, l'instruction morale à l'école. Le législateur n'a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l'école de l'Église, d'assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables à tous, de l'aveu de tous [...] En vous dispensant de l'enseignement religieux, on n'a pas songé à vous décharger de l'enseignement moral : c'eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession[...]

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