Unité chérie

Publié le par Dominique Lévêque

De part et d'autre du paysage politicosocial, on entend par les temps qui courent qu'il faut absolument faire l'unité, quand on n'ose pas dire qu'il faut jouer l'unité. Le mot lui-même en dit long: on joue une unité de façade, comme une partie de poker.

A gauche avec une politique gouvernementale catastrophique difficile à assumer pour les militants orphelins de positionnement, à droite avec une stratégie de reconquête écartelée difficile à s'approprier.

Mais, comme toujours, ceux qui réclament l'unité sont, soit ceux qui ont abîmé le pouvoir et doivent faire face à la dissidence de leurs erreurs, soit ceux qui voudraient le pouvoir et doivent faire face à la concurrence. Alors qu'il suffirait de se retirer ou s'accorder.

On s'est largement ému des dernières élections, mais, comme toujours, silence radio un petit mois plus tard. Chez nos voisins britanniques, ce sont pas moins de 3 leaders politiques qui assument et se retirent après les résultats: le travailliste Ed Miliband, le centriste Nick Clegg, et l'indépendantiste UKIP Nigel Farage. En clair, peut être qu'au lieu de tenir de grands discours de pseudos analyses, il vaudrait mieux opérer une vague significative de démissions qui répondrait très justement aux expressions démocratiques dans une dignité populaire FrontNationalicide label "bio".

A vous tous les militants qui appellent à l'unité en espérant que ce soit les autres qui s'inclinent, offrons une pensée de Saint Exupéry: "Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis!"

 

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