Aucun ne peut s'exonérer...

Publié le par Dominique Lévêque

"Le vote Front National n’est évidemment pas la bonne réponse au défi du terrorisme djihadiste dont l’objectif est de radicaliser les affrontements au sein de la société française. L’étiage élevé du FN est le résultat d’une politique dogmatique qui, en trente ans, a creusé le gouffre du chômage et s’est désintéressée de l’intégration des populations immigrées. Le score du Front National interpelle tous les gouvernements successifs depuis des décennies: il a fallu en effet beaucoup d’erreurs accumulées pour en arriver là, la première et la plus décisive de toutes étant l’abandon de l’Etat-nation comme cadre de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté.

Aucun des partis de gouvernement ne peut s’exonérer d’un examen de conscience approfondi. Car il va falloir redresser le cap et ne pas renouveler les erreurs qui, en tous domaines, ont fait le lit du FN. Un sursaut authentiquement républicain est nécessaire.

...

L’essentiel désormais est dans le changement de logiciel de la politique gouvernementale. Il est temps de réfléchir à ce que peut être, dans les temps qui viennent et en tous domaines, un gouvernement de salut public."

de: un homme politique retiré qui n'a jamais été "dans le vent". 

Commenter cet article

Thierry 08/12/2015 15:00

Désolé, je n'ai pas de chapelle politique, je préfère ma liberté et mes erreurs, qu'à l'hypocrisie redondante d'un parti déloyal. Cependant et à mon humble avis, je vous réponds : Vous stigmatisez les conséquences réactionnaires de ce premier tour des élections régionales parce que votre liberté se manifeste de certitudes et de convictions généreuses. C'est en quelque sorte, le propre de l'homme politique; il pense donc il est ! De toute évidence, il est plus aisé d'être morale dans une société affectée; quand la sécurité du travail et le salaire évolutif, reposent sur la carrière de la fonction publique. C'est connu la morale vient toujours du privilège ! - Loin de médire cet outil administratif nécessaire, il n'empêche que la fonction publique est un état dans un État. C'est peut être cela le malheur de la France. Cette constante pression administrative et fiscale sur un peuple rendu populace voir sans-dents. Une humiliation du Peuple par des experts de la sémantique, des crieurs de foire médiatique et des directeurs de conscience, qui sapent la réponse populaire dans sa légitimité. Mieux, ces mêmes donneurs de leçon, sont prêts à trahir leurs convictions politiques pour leur opposant. C'est la démocratie populaire qu'ils assassinent pour des particularités et des coteries d’intérêts. Comment faire confiance ensuite à ces gens-là qui ne respectent pas une réalité à des causes récurrentes ? Ils ont la haine entend-t-on ! Les mêmes moralistes qui ont abandonné le peuple du travail, des employés et des petites classes sociales pour un capitalisme ultra libéral où l'homme est devenu un objet jetable ! Où est la haine ? L'omission politique est démontrée régulièrement, il y a ceux qui arrivent et bénéficient d'aides et d'assistances pratiquement égales à l'ouvrier ou l'employé qui a travaillé parfois 42 ans pour une retraite à 825 euros ! Où est la haine ? Alors, ce monde de parvenus et de privilégiés, peut bien se poser des questions d'une telle réaction viscérale; ils ont crée ce qu'ils savent faire le mieux, un contraire pour ensuite le combattre. Un concept machiavélique qui ne prend plus car la réalité a ouvert les yeux de ceux qui subissent. La Gauche a été dévoyée par une classe de riches privilégiés combinards qui a tué le monde du travail. Les vrais salauds ne sont pas toujours dans le camp que l'on désigne.

Dominique Lévêque 08/12/2015 21:17

Bonjour Thierry. Heureux de vous retrouver. J'espère ne pas être personnellement visé dans vos remarques, sur mes certitudes, sur le fait de se reconnaître homme politique, sur la sécurité de la fonction publique... Je crois que non. Quoiqu'il en soit, et pour vous rassurer, j'avoue ne pas être (malheureusement) l'auteur de cette brillante analyse. Je n'ai, cette fois, fait que reprendre des propos qui traduisent ma pensée, sur ce point précisément, Leur auteur est d'une autre trempe que moi. Je suis quant à moi bien occupé ces temps-ci autour de ma famille, de mon travail (de fonctionnaire) et de mes loisirs. Je ne pense pas avoir en ce moment ma place dans le débat politique. Mais j'écris dans ce blog quand l'envie m'en vient et quand j'imagine pouvoir intéresser quelqu'un. Spécialement pour vous, de Saint-Exupéry: " Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis"