A nos actes manqués, scène 4 et épilogue

Publié le par Dominique Lévêque

A nos actes manqués, scène 4 et épilogue

Bien sûr, c'est le choix du candidat lui-même qui constitue le quatrième et dernier volet de cette analyse des élections municipales 2014 à Châtellerault. L'écart final -4, +4 est atteint sur ce critère, et il n'est nullement utile d'exposer des individus aux attaques personnelles pour montrer ce que chacun a déjà mesuré à sa manière. Mais il y a sans doute quelques conclusions à tirer de tout cela.

D'abord, cette élection a complètement changé les rapports de force dans la politique locale. Alors que la triangulaire 2008 a conduit Jean-Pierre Abelin dans le fauteuil de maire par un vote "contre" Joël Tondusson, c'est bien un vote "pour" qui a validé l'élu, son équipe et leur action en 2014. Et ce ne sont pas quelques élucubrations théâtrales en séance du conseil municipal qui inverseront la tendance. La légitimité de celui qui double son mandat et la stabilité du pouvoir municipal sont renforcées.

Ensuite, celui qui a été élu en 2008 en partie sur son nom et sur sa filiation historique dans la ville, mais aussi sur sa fidélité au territoire, a cette fois été choisi sur son prénom. C'est à dire pour lui même.

Enfin, les aspirations politiciennes d'une gauche abattue qui voudrait reprendre les rênes ne suffiront plus à justifier une alternative, sauf à faire mieux. Une telle gauche abattue a su trouver dans les faiblesse d'usure du pouvoir local dès 1978 des outils de conquête avec le parachutage réussi d'Edith Cresson. Ces outils ne correspondent plus aux pannes d'aujourd'hui, et il ne faut certainement pas attendre de changement de gouvernance à Châtellerault sans réelle innovation dans le concept même de la politique locale.

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