A nos actes manqués, scène 1

Publié le par Dominique Lévêque

"Il aurait pu être le premier de la génération post-Cresson, il n'aura été que le dernier d'une succession difficile". C'est entendu. Quatre erreurs ici, quatre pièges évités là, le compte est bon: huit points d'écart. Scène 1 des municipales 2014: politiser l'évènement. Ce point largement partagé reste valable une fois les passions atténuées.

En 2014, le contexte national est déjà très défavorable à la Gauche au point d'éviter de s'en revendiquer. Partout en France, on mise sur des femmes et des hommes. Malgré cela, à Châtellerault, l'opposition municipale lance une liste qui clame une "Union de la Gauche". Alors que l'élection municipale est probablement celle qui favorise le plus les spécificités locales et qui permet de s'affranchir des politiques partisanes, le message envoyé est "la Gauche doit regagner cette ville!"

Cerise sur le gâteau, la tête de liste se sent investie d'une mission de brave chevalier assénant une lourde série de "Moi, maire, je serai..." pour mieux coller aux promesses non tenues "Moi, Président, je serai..." du candidat Président Hollande.

En face, imperturbable, ou presque, le maire sortant esquive le piège avec, en substance: "A chaque élection ses enjeux. Il ne s'agit pas de savoir si je soutiens Sarkozy, Bayrou ou Juppé, ni d'arguer que l'UDI et l'UMP ont adoubé ma liste, mais le vrai sujet est de dire ce que mon équipe peut encore apporter à la ville et ses habitants.

Moins 1 ici, plus 1 là. écart: 2.

A nos actes manqués, scène 1

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