Money, money, money, must be funny, in the rich man's world

Publié le par Dominique Lévêque

La Grèce vient de voter massivement contre un plan de rigueur européen. Qui voterait pour plus d'impôts, moins de pouvoir d'achat et une crise financière accrue? Derrière, c'est peut être une sortie de la zone Euro, ou de l'Union Européenne.  En tous cas, c'est un précédent. D'autres imaginent avec soulagement que "c'est possible!" La France profonde s'interroge, et son ventricule gauche palpite au rythme de l'espérance.  Oui, l'espérance.

 

Car le référendum français, détourné en traité constitutionnel pour éviter les sujets qui fâchent, a fait figure de provocation à la démocratie. Car le changement de Président et de politique n'a apporté que la désillusion de l'inéluctable pouvoir de la finance sur l'Homme.

 

C'est donc de la Grèce que souffle encore un vent de démocratie en osant refuser l'europe de la technocratie. L'Allemagne s'inquiète-t-elle pour un intérêt particulier? Certes, la dictature d'outre Rhin sur les 27 veille à ce que l'Euro reste un Deutsch Mark transfusé plutôt qu'un bien commun.

 

Le Royaume Uni n'a jamais été aussi près de reconsidérer son adhésion, l'Espagne s'identifie parfois dans le sort d'Athènes. Certains le disent depuis longtemps: nos parents ont voulu construire l'Europe des peuples et de la paix, nos enfants pourraient connaître l'europe de l'administration capitale. Et si les vrais Européens n'étaient pas ceux que l'on croit?

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