Jazzellerault mon amour

Publié le par Dominique Lévêque

Jazzellerault, c'est le chouchou de l'animation châtelleraudaise, le rendez-vous classe des gens branchés, la débauche raisonnée des gens rangés, le classique des profanes, la musique sauvage de l'élite... On y vient pour la musique, pour sortir, pour boire un verre, parce qu'on aime que la ville bouge, parce qu'on veut s'y montrer, parce qu'on veut voir qui va là... C'est aussi un cauchemar pour le stationnement en ville, un rêve pour les journalistes qui n'ont pas besoin de recourir à la cuisine politique pour remplir la feuille de chou, une aubaine pour les campagnes électorales, une occasion parfois manquée pour les commerçants du centre ville...

 

Jazzellerault plait, Jazzellerault anime, Châtellerault bouge, et c'est beau. Si beau que çà fait des émules. Des festivals comme s'il en pleuvait.  Et parmi ceux là Availles Blues. Sur le même territoire de l' agglomération que Jazzellerault l'original, Availles Blues se lance sur la volonté d'un homme et sur l'opportunité d'une salle. Les spectateurs sont ravis. L'animation du territoire en est enrichie.

Candide se demanderait pourquoi ne pas avoir réuni les énergies associatives pour mutualiser les moyens, pour renouveler et diversifier le concept et pour pérenniser l'animation culturelle. Car nous sommes dans des temps où la billetterie de Jazzellerault est un peu plus paresseuse que jadis, dans des nuits romanes où la collectivité ne multiplie pas les moyens par miracle, et dans des heures vagabondes où l'offre des alentours est riche (Chinon en jazz, Avoine blues, Cognac Blues Passion...). L'explication de cette dispersion culturelle fratricide n'est sans doute pas cultuelle. Elle n'est sans doute pas non plus dans les égos de clochers ou dans des intérêts particuliers. Au fait, rien à voir, il circule sur cette grande toile philosophique qu'est Facebook cette devise: "les humains ne cherchent plus à être utiles, ils cherchent à être importants". 

Publié dans l'air du temps

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