On n'ose pas glisser sur la piscine

Publié le par Dominique Lévêque

On n'ose pas glisser sur la piscine

Châtellerault se recroqueville et flétrit tranquillement.

Ce qu'avait bien compris l'Edith Cresson des belles années, ou belle Cresson des dites années, c'est que les projets doivent être un cran au dessus du besoin, de la mesure pour tirer la ville vers le haut, pour qu'elle donne plus envie que pitié, pour que les effets durent longtemps. A l'instar de la piscine. Et accessoirement de l'ITES, de l'IUT, des crèches, des bus TAC des années 90...

Ici, on se contente d'une école bouche trou, d'un cinéma sans parking, d'un tiers de médiathèque pas aboutie, et bientôt d'une petite patinoire juste rafraichie pour ajouter une ligne sur les papiers glacés des tracts électoraux. Si on avait choisi la glasnost, on aurait pu avoir une vraie patinoire, par exemple près de la piscine, comme à Poitiers sous la ruée d'un immense succès attendu. Sans doute qu'on n'ose pas glisser sur la piscine à Châtellerault.

Pour le cocktail frappé sur glace pilée, prévoir quelques épices pour relever l'amertume de l'école de gendarmerie et le parfum doucereux des quais.

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