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Poppies ou bleuets

Publié le par Dominique Lévêque

Poppies ou bleuetsPoppies ou bleuets

Au banc d'essai comparatif entre la France et l'Angleterre, bien sûr il y a d'un côté des toilettes publiques toujours propres et qui sentent bon (sauf rare exception) alors qu'elles sont toujours sales et qu'elles sentent mauvais (quand il y en a) de l'autre côté de la Manche. D'ailleurs, à propos de manche, les uns passent tous (sauf rare exception) au lavabo et au sèche mains, et les autres beaucoup moins (quand il y a un séchoir).

Il y a aussi le "Remembrance Day". D'un côté une famille royale, garante de la cohésion de la nation, qui célèbre aux côtés d'un exécutif plus qu'au complet: Premier Ministre, Vice Premier Ministre, leader de l'opposition, et représentants des autres partis, ensembles. Ils sont accompagnés des représentants de tous les pays, des représentants de toutes les obédiences religieuses, de tous les corps d'armée et bien sûr des vétérans. Le temps offert en mémoire laisse chacun de tous déposer sa gerbe. Même les civils ont travaillé leurs pas dans un protocole initiatique et fondateur plus qu' astreignant. Il y avait cette année le chef de l'Irlande. Dont acte. Pas de promesse, un sens.

La veille,c'était le traditionnel spectacle d'ampleur au Royal Albert Hall où les mêmes, Reine en tête, se lèvent devant les vétérans. Où toute la salle salue en standing respect l'entrée des familles des derniers tombés au combat en Afghanistan, ou des victimes du terrorisme. Même la télé fait la (vraie) minute de silence après la sonnerie aux morts. Les deux semaines précédentes, dans chaque ville, chaque centre commercial, chaque aire d'autoroute, de très nombreux bénévoles vendaient pour une somme libre reversée aux associations de vétérans, ce petit Poppy (coquelicot symbolique) qu'on croisait sur la majorité des cols et sur les calandres de véhicules.

Effet de Manche de l'autre côté, un défilé militaire s'essouffle sous la pression fiscale. Des anciens présidents absents, une partie du gouvernement excusé, sous la pression politique. En guise de solennité, quelques agences de comm ressortent le bleuet qu'on croise vite fait sur Google ou à la Télé (qui meuble de commentaires ou de pub les temps de recueillement). Et en guise d'unité, un Président fait des selfies dans le public.

La perfide Albion le ferait-elle exprès pour nous ridiculiser? A moins qu'à force de tourner nos regards admiratifs et réformateurs vers l'Europe Allemande, on finisse par oublier la France de notre Héritage.

"La découverte ou l'ignorance"

Publié le par Dominique Lévêque

Châtelleraudais d'état civil, je suis nommé chatelleraudais,

J'assume à chaque instant ma situation de châtelleraudais

Mon appartenance à Targé n'est en revanche qu'une qualité facultative que je puis parfaitement renier ou méconnaître...

Je l'ai d'ailleurs fait. J'ai longtemps ignoré que j'étais targéen. Châtelleraudais sans problème, Il me faut donc vivre Targé en surplus.

Ou pour mieux dire en conscience... Si je perds cette conscience, Targé cesse d'être en moi. Si tous les targéens la perdent, Targé cesse absolument d'être...

Targé n'a plus de papiers, Targé n'existe que si à chaque génération des hommes se reconnaissent targéens...

En ce moment, des enfants naissent à Targé... Seront-ils targéens ? Nul ne le sait...

A chacun, l'âge venu, la découverte... ou l'ignorance.

 

D'après La Découverte ou l'ignorance, Tri Yann, 1976, Universal/Polygram,

D'après Comment peut-on être breton?, Morvan Lebesque, 1970.

"La découverte ou l'ignorance"

S'il te plait Monsieur Edwy

Publié le par Dominique Lévêque

S'il te plait Monsieur Edwy

Comme par hasard, Strauss-Kahn se fait attraper la main dans le sac quand il est hyper favori de la course aux présidentielles,

Comme par hasard, on retrouve de nouvelles affaires sur Sarkozy quand son retour glorieux se précise,

Comme par hasard, on découvre les malversations de Raffarin quand il est favori pour la Présidence du Sénat,

Comme par hasard, le fisc retrouve la mémoire quand Cahuzac ou Thévenoud deviennent ministres

On finirait par se demander à qui profite le crime si Edwy Plenel n'avait pas expliqué le grand complot. S'il te plait Monsieur Edwy, montre nous le nom des autres coupables avant qu'on les nomme!

Copyright

Publié le par Dominique Lévêque

Ce blog est enfin couronné de succès public! Hourrah! Jugez plutôt: 19 aout, Le Nouvel Observateur, Martine Aubry reprend le thème du Monopoly pour décrire caricaturalement la fusion des régions opérée par le gouvernement.

Le Châtelleraudais, 1er septembre 2014: Véronique Abelin reprend le thème des Trois Petits Cochons, si emblématique de la présente tribune. Elle dresse ainsi une satire du désœuvrement de l'opposition municipale dans sa ligne politique.

Dans le premier cas, çà tombe localement à pic, et çà pique, pour rappeler qu'en 2011, il s'agissait de montrer que la collectivité châtelleraudaise cachait la paupérisation industrielle en achetant les friches. On nous avait promis une vente prochaine à une entreprise. L'actualité installe les Bus TAC, qui à défaut d'avoir satisfait les usagers pour des questions de coûts, préfère investir dans de nouveaux locaux.

Dans le second cas, çà pique encore. Que l'opposition cesse de s'émouvoir, car l'inspiration des belligérants s'essouffle. Que la majorité se rassure, car la citation reconnue cette fois de Saint Exupéry le pose: "le plus dur est de se juger soi-même".

Qui sait les effets d'une bonne source d'inspiration? C'est peut-être le FN de Châtellerault qui reprendra le thème des glands pour décrire ce que lui fait la lâcheté démocratique ambiante en adoptant un nouveau règlement intérieur instituant une longueur de tribune d'expression libre proportionnelle au nombre des élus.

Pas de doute, si ce blog était partisan, il facturerait des droits d'auteur pour être dans la ligne politique libérale du gouvernement.

Des petits adultes en devenir sur le chemin de l'émancipation

Publié le par Dominique Lévêque

A cet instant précis, je pense aux enseignants qui m'ont aidé à grandir et qui ont contribué à changer le cours de mon destin, comme ils l'ont fait d'ailleurs avec des millions d'enfants de ce pays.

Je pense à ces enseignants qui ne comptent ni leur temps, ni leur énergie pour transmettre leur passion et leur savoir. Je pense à tous ceux là, qui déploient des trésors d'intelligence, de dévouement, pour accompagner des petits adultes en devenir sur le chemin de l'émancipation. Car c'est cela l'école.

Et je pense aussi à ces enseignants encore, les miens, qui des années plus tard m'ont retrouvée pour m'envoyer un message, un courrier, un mail, et me dire à quel point ils se réjouissaient sincèrement de ce que l'Ecole de la République ait pu faire de la petite immigrée que j'étais à l'époque, une ministre.

Najat Vallaud Belkacem, Passation de Pouvoir au Ministère de l'Education Nationale, Paris, 27 aout 2014

Reprenons

Publié le par Dominique Lévêque

Européennes bien sûr, mais municipales aussi ont donné l'occasion aux élus de gauche, même locaux, d'essuyer un revers de démocratie. Ce qui est inédit, c'est que les élus dits "de terrain" sont atteints dans leur représentation, quand ce n'est pas dans leur mandat.

Ce qui aurait pu être ressenti comme le jeu d'une grande injustice et des maux profonds de l'expression populaire est plutôt le signe d'une démocratie aux fonctionnements originels vivaces. Sur deux plans. D'abord un plan moral parce que personne ne peut engager l'avenir de son pays avec de mauvaises entreprises, en toute impunité. Ensuite sur le plan symbolique, parce que "faire campagne" pour un candidat au niveau national, c'est comme dire: "je demande à ceux qui font confiance à mes compétences et à mon action, qui me connaissent, de voter pour ... François Hollande par exemple." ou: "faites moi confiance, ce candidat est le meilleur", ou: "je réponds de ce candidat comme de moi même".

Plutôt rassurant donc! Pas la peine de bidouiller avec des gadgets, comme la démocratie participative, le quinquennat ou des primaires bidon, pour que LA Démocratie fonctionne. Lentement, mais avec puissance. Dans la désillusion collective post-partum, les frondeurs refusent de payer de ce qui leur reste comme mandat pour leur complicité à persister dans le mensonge. Les signataires de la liste des 200 refusent, eux, de lâcher le mandat en cours. Combien reste-t-il de millimètres pour que les écologistes, les radicaux et les socialistes d'ici ou d'ailleurs soient au bout du grand écart? Reprenons... 

On déplore un tout petit rien, un incident, une bétise

Publié le par Dominique Lévêque

Petit air convenu de surprise générale, un remake un peu trash des municipales. "oh j'ai mal", "hou j'ai peur"...

Pourtant, on aurait pu avoir peur depuis bien longtemps, devant tant de comportements, tant d'indices, tant de manipulations, tant d'informations et de désinformations, de vérités suggérées ou de mensonges digérés.

"Allez, cette fois-ci, c'est juré, on va se remettre en question"

Ce qui fait vraiment peur c'est la capacité des uns et des autres a se remettre suffisamment en question pour inverser la tendance... Faudra-t-il de la véritable souffrance pour que le courage l'audace et l'intégrité reviennent a la mode?

Si demain lundi on assiste à une grosse vague de démissions, à un véritable renouvellement des hommes (et autant de femmes) et des pratiques, à un véritable renouvellement du système et des certitudes, on pourra espérer. Sinon, on fredonnera sur un air de Ray Ventura "Tout va très bien, Madame la Marquise... On déplore un tout petit rien, un incident, une bétise..."

Descendre Quatre à Quatre

Publié le par Dominique Lévêque

C'est vrai qu'au sujet des élections municipales, "il ne faut pas en rester à un commentaire de surface, sinon on n'a rien compris à gauche". Si c'est humblement humain de chercher ailleurs qu'en soi la responsabilité d'une défaite, "la faute à" François Hollande n'est pas politiquement correcte, mais sacrément pratique, même si on a tout fait pour l'installer.

C'est vrai qu'il y a eu un mouvement national, perceptible dans les municipalités sortantes de gauche où la tendance s'est inversée.

Mais à Châtellerault, l'écart est énorme dans une ville qui était annoncée comme "pouvant basculer".  Contexte national, certes, mais pas que!

Ceux qui en appellent à ce que le Président de la République tire les conséquences de cet échec pourraient, après une période d'introspection, retourner à leur verticalité. Ils pourraient alors faire leur la pensée du monarque au Petit prince, pour se souvenir "que le plus dur est de se juger soi-même".

Il viendra donc un temps où les uns et les autres distilleront de belles analyses alambiquées. Pour le moment, il y a d'abord le temps de la digestion, il y a un temps de deuil pour les perdants. Ensuite, on parlera ici des huit points d'écart avec les quatre erreurs que Michel Guérin a faites et avec les quatre erreurs que Jean-Pierre Abelin n'a pas faites. 

 

 

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