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"les plaies ne sont pas cicatrisées"

Publié le par Dominique Lévêque

Élue depuis 1983, à la Région depuis 1998, la Châtelleraudaise Brigitte Tondusson a été interviewée par La Nouvelle République qui publie ce dimanche. Brigitte Tondusson est une personnalité locale notable dont l'expression est très largement légitime. Belle interview, bonnes questions, réponses nourries de la sagesse des années passées... quelques morceaux choisis:

"... j'ai toujours vu la politique comme un engagement citoyen et militant, pas comme une profession..." »

"... c'est peu probable que je replonge. Je crois que je n'ai plus envie..."

"... Un mandat pour un mandat ne m'intéresse pas. S'il y a un projet dans lequel je me reconnais, où je peux apporter quelque chose, je verrai. Mais sincèrement, je n'en suis pas du tout là. »

"... Il y a des réalisations positives. Je pense notamment à tous les travaux faits ces dernières années, comme le quartier de l'ancien hôpital. Le magazine " Le Châtelleraudais " est bien fait, il explique bien l'action municipale. J'ai un regard plus critique sur la politique des quartiers, que je trouve floue. Ça manque d'actions pour le vivre ensemble... »

"... Maintenant, la gauche à Châtellerault, c'est complexe. Les municipales de 2008 ne sont pas réglées. Il y a des non-dits, personne ne parle mais on sait tous que toutes les plaies ne sont pas cicatrisées. Il faudra bien trouver une solution… S'il en existe une… "

"... La reconquête passera que par la construction d'un vrai projet pour la ville, pas par la stigmatisation des personnes..."

"les plaies ne sont pas cicatrisées"

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Unité chérie

Publié le par Dominique Lévêque

De part et d'autre du paysage politicosocial, on entend par les temps qui courent qu'il faut absolument faire l'unité, quand on n'ose pas dire qu'il faut jouer l'unité. Le mot lui-même en dit long: on joue une unité de façade, comme une partie de poker.

A gauche avec une politique gouvernementale catastrophique difficile à assumer pour les militants orphelins de positionnement, à droite avec une stratégie de reconquête écartelée difficile à s'approprier pour les militants orphelins de légitimité, on a bien conscience que l'unité ne peut que calmer les cris épleurés des urnes (NDLR: on ne dit pas épleuré, patati, patala... c'est fait exprès mon Gillou!)

Mais, comme toujours, ceux qui réclament l'unité sont, soit ceux qui ont abîmé le pouvoir et doivent faire face à la dissidence qui résulte de leurs erreurs, soit ceux qui voudraient le pouvoir et doivent faire face à la concurrence. Alors que pour faire l'unité, il suffirait que ceux qui la réclament se retirent ou s'accordent avec leurs challengers.

Les médias se sont largement émus des dernières élections, mais, comme toujours, silence radio un petit mois plus tard. Chez nos voisins britanniques, ce sont pas moins de 3 leaders politiques qui assument et se retirent après les résultats: le travailliste Ed Miliband, le centriste Nick Clegg, et l'indépendantiste UKIP Nigel Farage. En clair, peut être qu'au lieu de tenir de grands discours de pseudos analyses, il vaudrait mieux opérer une vague significative de démissions qui répondrait très justement aux expressions démocratiques dans une dignité populaire FrontNationalicide label "bio".

A vous tous les militants qui appellent à l'unité en espérant que ce soit les autres qui s'inclinent, offrons une pensée de Saint Exupéry: "Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis!"

 

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Aucun ne peut s'exonérer...

Publié le par Dominique Lévêque

"Le vote Front National n’est évidemment pas la bonne réponse au défi du terrorisme djihadiste dont l’objectif est de radicaliser les affrontements au sein de la société française. L’étiage élevé du FN est le résultat d’une politique dogmatique qui, en trente ans, a creusé le gouffre du chômage et s’est désintéressée de l’intégration des populations immigrées. Le score du Front National interpelle tous les gouvernements successifs depuis des décennies: il a fallu en effet beaucoup d’erreurs accumulées pour en arriver là, la première et la plus décisive de toutes étant l’abandon de l’Etat-nation comme cadre de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté.

Aucun des partis de gouvernement ne peut s’exonérer d’un examen de conscience approfondi. Car il va falloir redresser le cap et ne pas renouveler les erreurs qui, en tous domaines, ont fait le lit du FN. Un sursaut authentiquement républicain est nécessaire.

...

L’essentiel désormais est dans le changement de logiciel de la politique gouvernementale. Il est temps de réfléchir à ce que peut être, dans les temps qui viennent et en tous domaines, un gouvernement de salut public."

de: un homme politique retiré qui n'a jamais été "dans le vent". 

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Hommage à Pierre Marsteau

Publié le par Dominique Lévêque

Le Père Pierre Marsteau est décédé ce mercredi 30 septembre à l'âge de 90 ans. D'abord ancien curé d'Ozon, il était aussi celui qui a créé il y a 26 ans à  Targé (Châtellerault) la Ferme de l'Espoir, qui accueille depuis des personnes en difficulté. Bien avant, il accueillait ceux qu'il appelait "les routards" dans son appartement d'Ozon. "Les "routards" trouvaient auprès de lui un moment de répi, un moment de vie, un moment de survie...  

Ce n'est pas tant le politiquement correct qui anime cet hommage, mais le partage et le vécu intimement avec lui, les moments de bonheur et de simplicité qu'il a su donner à tous ceux qui l'ont cotoyé, des plus influents aux plus démunis... surtout les plus démunis. 

Pierre était un ouvrier, pour de vrai, un ouvrier de paix et un homme qui faisait Eglise. Adieu.

Photo NR

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A nos actes manqués, scène 4 et épilogue

Publié le par Dominique Lévêque

A nos actes manqués, scène 4 et épilogue

Bien sûr, c'est le choix du candidat lui-même qui constitue le quatrième et dernier volet de cette analyse des élections municipales 2014 à Châtellerault. L'écart final -4, +4 est atteint sur ce critère, et il n'est nullement utile d'exposer des individus aux attaques personnelles pour montrer ce que chacun a déjà mesuré à sa manière. Mais il y a sans doute quelques conclusions à tirer de tout cela.

D'abord, cette élection a complètement changé les rapports de force dans la politique locale. Alors que la triangulaire 2008 a conduit Jean-Pierre Abelin dans le fauteuil de maire par un vote "contre" Joël Tondusson, c'est bien un vote "pour" qui a validé l'élu, son équipe et leur action en 2014. Et ce ne sont pas quelques élucubrations théâtrales en séance du conseil municipal qui inverseront la tendance. La légitimité de celui qui double son mandat et la stabilité du pouvoir municipal sont renforcées.

Ensuite, celui qui a été élu en 2008 en partie sur son nom et sur sa filiation historique dans la ville, mais aussi sur sa fidélité au territoire, a cette fois été choisi sur son prénom. C'est à dire pour lui même.

Enfin, les aspirations politiciennes d'une gauche abattue qui voudrait reprendre les rênes ne suffiront plus à justifier une alternative, sauf à faire mieux. Une telle gauche abattue a su trouver dans les faiblesse d'usure du pouvoir local dès 1978 des outils de conquête avec le parachutage réussi d'Edith Cresson. Ces outils ne correspondent plus aux pannes d'aujourd'hui, et il ne faut certainement pas attendre de changement de gouvernance à Châtellerault sans réelle innovation dans le concept même de la politique locale.

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Introspection

Publié le par Dominique Lévêque

"Vous voudriez que je fasse comme tous ceux qui n'ont rien à dire et qui le gardent pour eux?

Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache!

Je veux en faire profiter les autres!"

Raymond DEVOS

 

 

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A nos actes manqués, scène 3

Publié le par Dominique Lévêque

Certains imaginaient jadis que chacun dans une liste aux élections municipales apportait son pourcentage d'électeurs, ce qui permettait de projeter une victoire par le miracle de l'addition. Enfantin mais aussi infantile!

Sur ces bases, l'Union de la Gauche 2014 à Châtellerault n'aura de cesse que de promouvoir le rassemblement de tous les fils d'Edith, regroupant ainsi les luttes fratricides et les plaies ouvertes, les anciennes gloires locales et ceux qui ont été battus dans le passé. Goldman chantait "J'ai fait la liste de ce qu'on ne sera plus...".

Bref, les challengers orientent leur liste vers l'analyse complaisante du passé, et non vers un futur pour la ville. Le trait de génie des artisans du rassemblement tourne à la politique de grand papa: on dose scientifiquement les étiquettes, on fait tinter les titres, on trouve une petite niche aux égos, on fait taire les grandes gueules, on joue les compromis (sans jeu de mots), on se range finalement derrière l'intérêt suprême du parti et de son bras armé. C'est sévère, mais le résultat ne se fait pas attendre: "avec celui-là sur la liste, je ne voterai pas pour eux, c'est sûr!"

En face, le maire sortant joue habilement la montre. S'il écoute les rumeurs assourdissantes, il comprend que la présence de sa fille ferait craindre un passage en force dans le mandat. Il entend aussi que sa première adjointe agace. Finalement, il lève le voile sur une nouvelle liste sans saveur dans une époque qui n'a plus le gout à la politique. Le Maire le regrette publiquement juste après l'élection, sa fille n'est pas dans l'équipe. Sa première adjointe se fait discrète pendant la campagne, et elle change de portefeuille. Bref, c'est la surprise du chef qui coupe l'herbe sous le pied de ses détracteurs, retournant même la botte contre la députée adversaire. Plus globalement, cette liste consensuelle renouvelle sans révolutionner. Elle remplace les ingérables, soigne le départ de ceux qui aspirent à la liberté et maintient les témoins actifs du bilan.

Episode 3: la constitution de la liste: encore -1 ici, encore +1 là. Ah, mon inaccessible étoile!

A nos actes manqués, scène 3
A nos actes manqués, scène 3

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A nos actes manqués, scène 2

Publié le par Dominique Lévêque

Municipales 2014 à Châtellerault: la stratégie de la campagne accentue l'écart. La polémique infructueuse sur la dette de la ville est une erreur qui coute cher à l'opposition.

Dans cette histoire, il y a d'abord l'erreur de la méthode. Comme si c'était héréditaire chez les socialistes locaux, on se laisse éblouir par le ronflement des titres. Hier, le maire battu en 2008 investissait avec une confiance débordante dans un ex-collaborateur du député François Hollande. Les trois montreront d'ailleurs plus tard la limite de leurs œuvres. Aujourd'hui, le fidèle ami devenu leader se laisse inspirer par une fonction de conseiller national en comptabilité publique. Et c'est bizarrement la tête de liste qui monte au créneau aveuglement.

Il y a aussi l'erreur sur le fond d'une dette qui serait insupportable pour la ville. "Si le maire réussit à mener autant de projets, c'est parce qu'il dépense trop et endette ses habitants.". Mauvaise pioche! L'équipe aux manettes ne peine pas à se défendre. La démonstration accable les accusateurs à travers leurs responsabilités précédentes, puis elle valorise les sortants. Piégé, le leader d'opposition choisit l'obstination pour ne pas perdre la face... "next!".

Le thème de l'aménagement de l'ancienne Ecole de Gendarmerie enfonce le clou: il faut bien l'acquérir avant de l'aménager, et donc risquer un endettement accru. Les propositions qui fusent ressemblent plus à un concours de remplissage de cases vides qu'à une véritable aspiration populaire.

Bref, un projet concret alternatif au bilan des sortants fait cruellement défaut. La vision abstraite et incertaine de ce à quoi aurait ressemblé Châtellerault avec une Gauche qui veut reprendre la mairie s'oppose à un bilan.

L'équipe sortante, même pas attaquée sur ses points faibles, ne s'y trompe pas pour exhiber une longue liste de réalisations: Achèvement d'une nouvelle zone industrielle, conservatoire de musique et de danse, plaine d'Ozon, équipements des bus, aménagement de la Manu, spectacles pyrotechniques, nouveau cinéma, office de tourisme, cabinets médicaux, le Théâtre Blossac... Et pour montrer les prolongements vers une nouvelle mandature, à commencer par la Patinoire. Autant de pavés et de pierres qui font mouche sur des intentions. L'écart se creuse.

A nos actes manqués, scène 2

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A nos actes manqués, scène 1

Publié le par Dominique Lévêque

"Il aurait pu être le premier de la génération post-Cresson, il n'aura été que le dernier d'une succession difficile". C'est entendu. Quatre erreurs ici, quatre pièges évités là, le compte est bon: huit points d'écart. Scène 1 des municipales 2014: politiser l'évènement. Ce point largement partagé reste valable une fois les passions atténuées.

En 2014, le contexte national est déjà très défavorable à la Gauche au point d'éviter de s'en revendiquer. Partout en France, on mise sur des femmes et des hommes. Malgré cela, à Châtellerault, l'opposition municipale lance une liste qui clame une "Union de la Gauche". Alors que l'élection municipale est probablement celle qui favorise le plus les spécificités locales et qui permet de s'affranchir des politiques partisanes, le message envoyé est "la Gauche doit regagner cette ville!"

Cerise sur le gâteau, la tête de liste se sent investie d'une mission de brave chevalier assénant une lourde série de "Moi, maire, je serai..." pour mieux coller aux promesses non tenues "Moi, Président, je serai..." du candidat Président Hollande.

En face, imperturbable, ou presque, le maire sortant esquive le piège avec, en substance: "A chaque élection ses enjeux. Il ne s'agit pas de savoir si je soutiens Sarkozy, Bayrou ou Juppé, ni d'arguer que l'UDI et l'UMP ont adoubé ma liste, mais le vrai sujet est de dire ce que mon équipe peut encore apporter à la ville et ses habitants.

Moins 1 ici, plus 1 là. écart: 2.

A nos actes manqués, scène 1

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Prochainement

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Bientôt dans votre blog "A nos actes manqués", une pièce en quatre volets... à surveiller!

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