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La #CGT prend la main (jaune) à #Chatellerault

Publié le par Dominique Lévêque

C'est un événement qui dépasse la #LoiTravail, les histoires de #49.3 et tout le toutim. La #CGT à #Chatellerault prend la main, la #MainJaune, pour perpétrer la tradition ouvrière. C'est un symbole. Mieux, un signe du ciel montré du doigt.

Quel bonheur dès 7 heures, de voir les camarades s'approprier l'oeuvre monumentale. C'est d'abord la reconnaissance du sens artistique voulu par l'auteur. Le célèbre syndicat défend la cause ouvrière sous cette non moins célèbre main qui évoque la manufacture. La CGT se bat sous l’œuf de la naissance de l'industrie dans la main. Les banderoles s'étendent autour de l'industrie automobile qui se déroule de la main de la Manu de la ville. Sur le fond du jaune de la ruralité de Châtellerault et du bleu complémentaire de l'industrie, le rouge du combat ouvrier s'agite.

La CGT locale a trouvé un vrai carrefour d'intérêts et de symboles. La Main Jaune rayonne sur la tradition ouvrière de la ville. Et puis, chapeau les gars après les images de violence contre la Police, parce que les manifestants se sont installés avec soin, pécaution et respect.

Publié dans On the spot

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Un marché à Targé

Publié le par Dominique Lévêque

On pourrait croire que l'ancien maire délégué boude le nouveau marché de Targé... Que neni! Car c'est une idée qu'il aurait bien aimé mettre lui-même en oeuvre quand on lui a proposé, si ses rapports avec le maire de Châtellerault avaient été à l'époque meilleurs.

Bref, pas de polémique, juste des félicitations à l'association organisatrice et au Maire Délégué en exercice. Bravo, et longue vie au marché de Targé qu'on souhaite devenir hebdomadaire!

Publié dans On the spot

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Un bronze empoisonné pour la Main Jaune

Publié le par Dominique Lévêque

Un bronze empoisonné pour la Main Jaune

La presse locale reprend l'info: la Main Jaune "gagne" le 3e prix des ronds points les plus moches de France sur RMC. Il faut dire qu'en matière de référendum, RMC a à peu près la même fiabilité que toutes les consultations populaires organisées çà et là par une municipalité, un journal, une pétition en ligne, ou Facebook...

Concernant la Main Jaune, Il y a derrière un homme, l'artiste, qui pourrait être blessé, une équipe de nombreux bénévoles qui ont participé au projet, un sens artistique qui échappe à beaucoup par manque de courage intellectuel... Un mal de société.

C'est tellement plus simple de s'en remettre à la culture "chanson de Johnny", de penser pub, BFM TV, Addidas, Coca Cola, de ne plus voir la politique que par la lorgnette des Guignols de l'Info, ou à l'inverse de se précipiter chez le malséant Bourdin, carricature vivante de l'absence de déontologie du journalisme. C'est tellement plus simple de faire de l'humour pour passer un message, plutôt que de faire de la pédagogie pour transmettre. C'est tellement plus facile de condamner ceux qui essaient quand on ne fait rien... C'est tellement plus simple de ranger l'originalité dans le moche plutôt que de défendre seul des valeurs. N'est-ce pas là un populisme culturel que de se rallier aux instincts contre l'élite plutôt que de chercher à accéder à la connaissance? Ambiance 2017...

Que l'artiste soit rassuré, l'Oeuvre Monumentale attire, suscite des débats, est plus connue nationalement que sa ville d'accueil, bref, c'est un point de rencontre et un centre d'intérêt qui s'élève dans le ciel de Châteauneuf. Personne n'y est insensible. Elle provoque tant d'émotions. Après tout, n'est-ce pas çà l'essentiel pour l'Art?

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Du Rififi dans la Belle Endormie

Publié le par Dominique Lévêque

Jean-François Macaire
Jean-François Macaire

Dans cette histoire des impayés de la Région Poitou-Charentes, il y a d'abord le fond de l'affaire, c'est à dire 132 millions d'euros d'impayés, et il y a ensuite la forme, c'est à dire la tournure médiatique des événements.

Sur le fond, tous l'ont déjà fait observer, c'est un mauvais coup pour Poitou-Charentes dans la fusion avec l'Aquitaine et le Limousin. Le Président de la nouvelle grande collectivité, Alain Rousset, n'avait pas d'autre choix que de rétablir un équilibre sain de gestion, et c'est tout à son honneur de s'y atteler avant que les dommages ne soient irréparables.

Sur la forme, il y a des ratées dans le moteur au moment où le climat post-élections invite plutôt à une plus grande exemplarité. L'analyse à chaud, certes un peu sévère, d'Elisabeth Morin Chartier, députée Européenne et ex Présidente de Région, rappelle le sens des choses. Car si diriger une collectivité permet de se féliciter largement des actions menées lors des inaugurations brillantes et arrosées, ou en campagne électorale, diriger une collectivité oblige aussi à répondre des actes que l'on a signés.

On imagine bien que Jean-François Macaire n'y est sans doute pas pour grand chose. Il a bien compris qu'il n'était pas concevable d'être en charge des finances de la nouvelle grande région quand on laisse une plus petite région en difficulté. Mais ses déclarations sont trop hésitantes pour ne pas être suspicieuses. D'abord, il déclare vouloir travailler sur le problème, puis il comprend qu'il faut lâcher sa délégation aux finances, mais en cherchant à garder une Vice-Présidence. Plus tard, il lâche les indemnités de Vice-Président, "le temps de réfléchir". Certains saluent un peu vite son courage, d'autres réclament un peu rapidement sa démission.

Pour bien comprendre la situation, l'homme dont ce mandat est devenu l'activité professionnelle, perçoit principalement ici des indemnités de conseiller régional, et les responsabilités supplémentaires (Vice-Président avec délégation du Président) lui donnent accès à des "suppléments d'indemnité". Il n'abandonne donc pour l'instant que son "supplément d'indemnité".

C'est sans doute au Président Alain Rousset que doit s'imposer une décision claire: soit Jean-François Macaire n'est pas responsable -il faudra alors définir des responsabilités- et il reste Vice-Président indemnisé, soit il doit assumer et il perd définitivement sa délégation et sa Vice-Présidence. Son seul choix personnel serait de démissionner de son mandat de conseiller régional. Qu'il a gagné légitimement. Dans l'immédiat, il n'est ni voyou, ni héros.

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"les plaies ne sont pas cicatrisées"

Publié le par Dominique Lévêque

Élue depuis 1983, à la Région depuis 1998, la Châtelleraudaise Brigitte Tondusson a été interviewée par La Nouvelle République qui publie ce dimanche. Brigitte Tondusson est une personnalité locale notable dont l'expression est très largement légitime. Belle interview, bonnes questions, réponses nourries de la sagesse des années passées... quelques morceaux choisis:

"... j'ai toujours vu la politique comme un engagement citoyen et militant, pas comme une profession..." »

"... c'est peu probable que je replonge. Je crois que je n'ai plus envie..."

"... Un mandat pour un mandat ne m'intéresse pas. S'il y a un projet dans lequel je me reconnais, où je peux apporter quelque chose, je verrai. Mais sincèrement, je n'en suis pas du tout là. »

"... Il y a des réalisations positives. Je pense notamment à tous les travaux faits ces dernières années, comme le quartier de l'ancien hôpital. Le magazine " Le Châtelleraudais " est bien fait, il explique bien l'action municipale. J'ai un regard plus critique sur la politique des quartiers, que je trouve floue. Ça manque d'actions pour le vivre ensemble... »

"... Maintenant, la gauche à Châtellerault, c'est complexe. Les municipales de 2008 ne sont pas réglées. Il y a des non-dits, personne ne parle mais on sait tous que toutes les plaies ne sont pas cicatrisées. Il faudra bien trouver une solution… S'il en existe une… "

"... La reconquête passera que par la construction d'un vrai projet pour la ville, pas par la stigmatisation des personnes..."

"les plaies ne sont pas cicatrisées"

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Unité chérie

Publié le par Dominique Lévêque

De part et d'autre du paysage politicosocial, on entend par les temps qui courent qu'il faut absolument faire l'unité, quand on n'ose pas dire qu'il faut jouer l'unité. Le mot lui-même en dit long: on joue une unité de façade, comme une partie de poker.

A gauche avec une politique gouvernementale catastrophique difficile à assumer pour les militants orphelins de positionnement, à droite avec une stratégie de reconquête écartelée difficile à s'approprier.

Mais, comme toujours, ceux qui réclament l'unité sont, soit ceux qui ont abîmé le pouvoir et doivent faire face à la dissidence de leurs erreurs, soit ceux qui voudraient le pouvoir et doivent faire face à la concurrence. Alors qu'il suffirait de se retirer ou s'accorder.

On s'est largement ému des dernières élections, mais, comme toujours, silence radio un petit mois plus tard. Chez nos voisins britanniques, ce sont pas moins de 3 leaders politiques qui assument et se retirent après les résultats: le travailliste Ed Miliband, le centriste Nick Clegg, et l'indépendantiste UKIP Nigel Farage. En clair, peut être qu'au lieu de tenir de grands discours de pseudos analyses, il vaudrait mieux opérer une vague significative de démissions qui répondrait très justement aux expressions démocratiques dans une dignité populaire FrontNationalicide label "bio".

A vous tous les militants qui appellent à l'unité en espérant que ce soit les autres qui s'inclinent, offrons une pensée de Saint Exupéry: "Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis!"

 

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Aucun ne peut s'exonérer...

Publié le par Dominique Lévêque

"Le vote Front National n’est évidemment pas la bonne réponse au défi du terrorisme djihadiste dont l’objectif est de radicaliser les affrontements au sein de la société française. L’étiage élevé du FN est le résultat d’une politique dogmatique qui, en trente ans, a creusé le gouffre du chômage et s’est désintéressée de l’intégration des populations immigrées. Le score du Front National interpelle tous les gouvernements successifs depuis des décennies: il a fallu en effet beaucoup d’erreurs accumulées pour en arriver là, la première et la plus décisive de toutes étant l’abandon de l’Etat-nation comme cadre de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté.

Aucun des partis de gouvernement ne peut s’exonérer d’un examen de conscience approfondi. Car il va falloir redresser le cap et ne pas renouveler les erreurs qui, en tous domaines, ont fait le lit du FN. Un sursaut authentiquement républicain est nécessaire.

...

L’essentiel désormais est dans le changement de logiciel de la politique gouvernementale. Il est temps de réfléchir à ce que peut être, dans les temps qui viennent et en tous domaines, un gouvernement de salut public."

de: un homme politique retiré qui n'a jamais été "dans le vent". 

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Hommage à Pierre Marsteau

Publié le par Dominique Lévêque

Le Père Pierre Marsteau est décédé ce mercredi 30 septembre à l'âge de 90 ans. D'abord ancien curé d'Ozon, il était aussi celui qui a créé il y a 26 ans à  Targé (Châtellerault) la Ferme de l'Espoir, qui accueille depuis des personnes en difficulté. Bien avant, il accueillait ceux qu'il appelait "les routards" dans son appartement d'Ozon. "Les "routards" trouvaient auprès de lui un moment de répi, un moment de vie, un moment de survie...  

Ce n'est pas tant le politiquement correct qui anime cet hommage, mais le partage et le vécu intimement avec lui, les moments de bonheur et de simplicité qu'il a su donner à tous ceux qui l'ont cotoyé, des plus influents aux plus démunis... surtout les plus démunis. 

Pierre était un ouvrier, pour de vrai, un ouvrier de paix et un homme qui faisait Eglise. Adieu.

Photo NR

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A nos actes manqués, scène 4 et épilogue

Publié le par Dominique Lévêque

A nos actes manqués, scène 4 et épilogue

Bien sûr, c'est le choix du candidat lui-même qui constitue le quatrième et dernier volet de cette analyse des élections municipales 2014 à Châtellerault. L'écart final -4, +4 est atteint sur ce critère, et il n'est nullement utile d'exposer des individus aux attaques personnelles pour montrer ce que chacun a déjà mesuré à sa manière. Mais il y a sans doute quelques conclusions à tirer de tout cela.

D'abord, cette élection a complètement changé les rapports de force dans la politique locale. Alors que la triangulaire 2008 a conduit Jean-Pierre Abelin dans le fauteuil de maire par un vote "contre" Joël Tondusson, c'est bien un vote "pour" qui a validé l'élu, son équipe et leur action en 2014. Et ce ne sont pas quelques élucubrations théâtrales en séance du conseil municipal qui inverseront la tendance. La légitimité de celui qui double son mandat et la stabilité du pouvoir municipal sont renforcées.

Ensuite, celui qui a été élu en 2008 en partie sur son nom et sur sa filiation historique dans la ville, mais aussi sur sa fidélité au territoire, a cette fois été choisi sur son prénom. C'est à dire pour lui même.

Enfin, les aspirations politiciennes d'une gauche abattue qui voudrait reprendre les rênes ne suffiront plus à justifier une alternative, sauf à faire mieux. Une telle gauche abattue a su trouver dans les faiblesse d'usure du pouvoir local dès 1978 des outils de conquête avec le parachutage réussi d'Edith Cresson. Ces outils ne correspondent plus aux pannes d'aujourd'hui, et il ne faut certainement pas attendre de changement de gouvernance à Châtellerault sans réelle innovation dans le concept même de la politique locale.

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A nos actes manqués, scène 3

Publié le par Dominique Lévêque

Certains imaginaient jadis que chacun dans une liste aux élections municipales apportait son pourcentage d'électeurs, ce qui permettait de projeter une victoire par le miracle de l'addition. Enfantin mais aussi infantile!

Sur ces bases, l'Union de la Gauche 2014 à Châtellerault n'aura de cesse que de promouvoir le rassemblement de tous les fils d'Edith, regroupant ainsi les luttes fratricides et les plaies ouvertes, les anciennes gloires locales et ceux qui ont été battus dans le passé. Goldman chantait "J'ai fait la liste de ce qu'on ne sera plus...".

Bref, les challengers orientent leur liste vers l'analyse complaisante du passé, et non vers un futur pour la ville. Le trait de génie des artisans du rassemblement tourne à la politique de grand papa: on dose scientifiquement les étiquettes, on fait tinter les titres, on trouve une petite niche aux égos, on fait taire les grandes gueules, on joue les compromis (sans jeu de mots), on se range finalement derrière l'intérêt suprême du parti et de son bras armé. C'est sévère, mais le résultat ne se fait pas attendre: "avec celui-là sur la liste, je ne voterai pas pour eux, c'est sûr!"

En face, le maire sortant joue habilement la montre. S'il écoute les rumeurs assourdissantes, il comprend que la présence de sa fille ferait craindre un passage en force dans le mandat. Il entend aussi que sa première adjointe agace. Finalement, il lève le voile sur une nouvelle liste sans saveur dans une époque qui n'a plus le gout à la politique. Le Maire le regrette publiquement juste après l'élection, sa fille n'est pas dans l'équipe. Sa première adjointe se fait discrète pendant la campagne, et elle change de portefeuille. Bref, c'est la surprise du chef qui coupe l'herbe sous le pied de ses détracteurs, retournant même la botte contre la députée adversaire. Plus globalement, cette liste consensuelle renouvelle sans révolutionner. Elle remplace les ingérables, soigne le départ de ceux qui aspirent à la liberté et maintient les témoins actifs du bilan.

Episode 3: la constitution de la liste: encore -1 ici, encore +1 là. Ah, mon inaccessible étoile!

A nos actes manqués, scène 3
A nos actes manqués, scène 3

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